Grand Théâtre - Studio

Razerka Ben Sadia-Lavant

L'homme assis dans le couloir
Un spectacle de danse sur un texte de Marguerite Duras
En français

Samedi 28 mars 2009 à 20h
Durée 45 minutes
Adultes 15 €, Jeunes 8 €

Nous sommes au regret d'annoncer que le spectacle «L'homme assis dans le couloir» de Razerka Ben Sadia-Lavant du samedi 28 mars 2009 à 20h00 au Grand Théâtre de Luxembourg ne pourra avoir lieu. En effet, la danseuse Sarah Crépin attendant un heureux événement, elle se voit dans l'obligation d'annuler ses prochaines dates de spectacle, ne pouvant exécuter certaines figures chorégraphiques.

Nous prions les personnes ayant déjà leur(s) billet(s) de bien vouloir s'adresser au guichet de Luxembourg Ticket.lu, c/o Grand Théâtre, 1, Rond-point Schuman, L-2525 Luxembourg du lundi au vendredi entre 10h00 et 18h30.

FR
Concise, lumineuse, scandée par la « musica », cette mise en chair du verbe durassien, à l'incandescence glaciale et à la distanciation torride, est d'autant plus bouleversante que l'exercice est périlleux du fait de la structure énonciatrice et de l'« imagicité » du texte. Ce dernier, dit à deux voix, les voix aux scansions à la fois atones et sensuelles de Jacques Dutronc et de Tal Beït-Halachmi, traque la jouissance, quête à jamais inachevée, de l'acte d'amour impossible. Le sexuel, épiphénomène de la pulsion de mort, est empreint d'une violence totale attisée par la perversité et le masochisme du désir féminin tel qu'il est conceptualisé par Marguerite Duras.
Sous le regard de l'autre, dont on ne sait qui il est vraiment et même s'il existe, l'homme, l'auteur, le spectateur, la partition est magistralement transcendée par Sarah Crépin, corps tendu jamais abandonné, corps archaïque donné et repris, qui recrée la sphère du désir et ouvre son corps pour cette insondable plongée au plus profond de l'intime, « Voir l'amour se faire ».

» Sarah Crépin danse sur la voix de Jacques Dutronc, l'invisible passeur de ce poème consacré par Duras aux fantasmes féminins. Pour porter pour la première fois à la scène L'homme assis dans le couloir de Marguerite Duras, Razerka Ben Sadia-Lavant opte pour un dialogue de chair et d'écriture. Les Inrockuptibles

» On résiste, l'esprit s'évade, le regard suit ce corps qui s'éveille et se meut sous un voile transparent. Sans y prendre garde, nous voilà embarqués dans l'histoire de deux corps, une histoire de plaisir et d'amour. Libération

» Il y a là une rare audace vraie, une déchirante plongée au plus profond de l'intime, offerte par toutes les ressources de l'art. Tourné vers l'absolue sublimation de la jouissance féminine, ce spectacle à l'élan généreux constitue un don au plus haut prix. L'Humanité

Conception scénique et chorégraphique Razerka Ben Sadia-Lavant La danseuse Sarah Crépin Le danseur invisible Alexandre Théry Voix Jacques Dutronc, Tal Beït-Halachmi Scénographie Jane Joyet Costumes Razerka Ben Sadia-Lavant Lumières Koert Vermeulen (ACT design) Conception sonore Michel Ochowiak, Philippe Mallier Assistante à la mise en scène Pauline d'Ollone Création lumineuse et picturale Katherine Blanc Fragments filmés Laurence Garret Production Théâtre National de Chaillot, Théâtre de Nîmes, Grand Théâtre de Luxembourg Production déléguée Compagnie Objet Direct