Théâtre des Capucins

Rouge, Carmen

D'après la nouvelle de Prosper Mérimée
Spectacle musical en onze tableaux

Mardi 27 janvier 2009 à 20h
Mercredi 28 janvier 2009 à 20h
Adultes 20 €, Jeunes 8 €

Les Deschamps / Makeïeff, couple de créateurs, sont loin d'être des inconnus au Luxembourg ; La méchante vie, d'après les Scènes populaires de Henri Monnier la saison dernière, L'affaire de la Rue de Lourcine d'Eugène Labiche en 2006 au Grand Théâtre ; Juliette Deschamps, leur fille, marche dans leur sérail et navigue entre plusieurs disciplines artistiques ; elle fait ses débuts à sept ans sur les planches, à l'Almeida Theatre de Londres, à treize ans elle participe à la production des Brigands d'Offenbach à l'Opéra d'Amsterdam, rencontre le chef d'orchestre Louis Langrée et entame à ses côtés sa formation musicale.
Partitions d'orchestre, livrets d'opéra, musique de chambre, harmonie, analyse musicale, puis passage de comédienne devant la caméra de Roger Planchon, ou Nadine Trintignant, entre autres. Elle partage avec le peintre catalan Miquel Barcelo des séjours en Italie, en Espagne et en Afrique et réalise ses premiers documentaires de fiction
; depuis 2003, elle enchaîne les projets d'assistance et de mise en scène pour l'opéra : Les Troyens (Kokkos - Gardiner), Les Paladins (Montalvo - Christie), De la maison des morts (Janácek - Behlolavek), Era la Notte avec Anna Caterina Antonacci qu'elle retrouvera cette saison dans Altre Stelle.

FR
Carmen, c'est l'histoire d'un drame amoureux, celui de Don José, qui résiste, puis succombe avant d'être rejeté. Trahi, il devient l'assassin de la femme pour qui il a tout perdu, tue celle pour qui il vivait et se condamne à mort. Ravages. Gâchis. Un spectacle sur la prédation et sur le mépris. À la séduction sulfureuse, irrésistible, savante, jeu dangereux réglé comme un braquage, succède l'abandon. Pour un riche anglais, un picador ou un borgne, qu'importe.
Carmen est un animal, elle est une comédienne. Comme tant d'autres, elle le traque, lui chante la chanson, l'obtient, le blesse et le laisse là, sous nos yeux, à moitié dévoré. Parce qu'un beau jour, sans raison, elle ne l'aime plus.

» Pourquoi Carmen ? Se dégage de mon travail au théâtre et à l'opéra une obsession : le tourment amoureux et ses ravages. Dans Era la notte, le chant baroque était mis en scène en tant que forme la plus sophistiquée du chagrin : la folie, l'abandon, le désir [...]. Ces états de l'âme humaine, je les retrouve dans le texte de Mérimée après les avoir aussi explorés dans le banquet de Platon. [...]. Enfin, je voudrais dire l'importance de la musique, dans le texte et dans le spectacle : le chant des gitans le traverse. Lors de mes voyages à Séville, j'ai eu la chance de passer le pont de Triana, et de les entendre. Juliette Deschamps

» Toute femme est amère comme le fiel; mais elle a deux bonnes heures: l'une au lit, l'autre à sa mort. Mérimée citant Palladas

Carmen Chloé Réjon Don José Bruno Blairet Guitare et direction musicale Antonio Moya Chant flamenco Tomas de Perrate Clarines, trompettes José Villalba Barrionuevo et Luis Ramirez Percussions Gaspard Fernandez

Mise en scène et adaptation Juliette Deschamps Décor Miquel Barceló et Juliette Deschamps Lumières Dominique Bruguière, assistée d'Alain Paradis Costumes Macha Makeïeff, assistée d'Isabelle Reffad Compositions musicales Antonio Moya Choix et arrangements musicaux Antonio Moya et Juliette Deschamps

Conseiller musical Patrick Bellito Collaboratrice pour le décor Claudine Bertomeu Maquillage et coiffure Laure Talazac

Habilleuse Isabelle Beaudoin Régie générale Sylvain Mazade et Julien Mercure Stagiaire chargée de production Veronica Vinci Stagiaire à la scénographie Géraldine Mercier

Production déléguée Compagnie This is the Girl

Remerciements à Dominique Delorme, Eric Denut, Jérôme Deschamps, Daniela Lazary, Jérémie Leroy-Ringuet, François Noël, Christian de Pange, Maria Peña et Valérie Samuel.