Les Théâtres de la Ville de Luxembourg
GRAND THÉÂTRE | GRANDE SALLE

NIOBE

AGOSTINO STEFFANI (1654-1728)

DRAMMA PER MUSICA IN TRE ATTI / LIVRET DE LUIGI ORLANDI
EN ITALIEN, AVEC SURTITRES EN FRANÇAIS ET ALLEMAND

[FR] Niobe, regina di Tebe sera l'occasion d'une nouvelle belle fête baroque au Grand Théâtre !

Ce drama per musica en trois actes d'Agostino Steffani, sur un livret de Luigi Orlandi, inspiré du livre VI des Métamorphoses d'Ovide, fut créé au Hoftheater de Munich en janvier 1688.

Le compositeur, né en 1654 dans la région de Venise, mourra à Francfort-sur-le-Main en 1728. C'était un « homme multiple », à la fois compositeur, Rector magnificus de l'université d'Heidelberg, diplomate et évêque auxiliaire... et spécialiste, semble-t-il, en mariages princiers ! Il voyagea beaucoup, additionnant les étapes, de Padoue à Munich, de Rome à Paris, Bruxelles et Francfort. Il fut un compositeur prolifique d'opéras.

Niobe et Anfione sont les souverains de Thèbes. Fille de Tantale, elle a reçu le courage en héritage ; fils de Jupiter, il est un souverain éclairé et un musicien doué. Hélas, abusivement fière de ses origines, Niobe en conçoit un orgueil excessif et empêche Manto, le fils du devin Tiresias, d'offrir un sacrifice à Leto. Les dieux vengeurs tuent ses sept fils. Anfione, désespéré, se suicide ; et Niobe meurt de désespoir, changée en pierre.

C'est Lukas Hemleb, dont on a pu découvrir il y a quelques saisons au Grand Théâtre une Clemenza di Tito de Mozart et au Théâtre des Capucins une absolument délirante Visite inopportune de Copi, qui le mettra en scène. Il ne manquera certainement pas de surprendre, d'interpeller, d'interloquer peut-être.

Musicalement, la fête s'annonce somptueuse : c'est en effet Thomas Hengelbrock, un « invité permanent » de la Philharmonie, qui dirigera le Balthasar-Neumann-Ensemble, et Véronique Gens sera Niobe.

L'oeuvre brille par son orchestration soignée et subtile ; elle est exceptionnelle par la profusion de trompettes et de percussion ; l'harmonie et la mélodie y atteignent de nouveaux sommets. La partition est une démonstration des pouvoirs merveilleux de cette musique qu'incarne cet Anfione dont le chant possède un pouvoir tel qu'il va jusqu'à littéralement édifier les murs de Thèbes !

DIRECTION MUSICALE Thomas Hengelbrock
MISE EN SCÈNE Lukas Hemleb
SCÉNOGRAPHIE ET LUMIÈRES Raimund Bauer
COSTUMES Andrea Schmidt-Futterer

NIOBE Véronique Gens
ANFIONE Jacek Laszczkowski
MANTO Amanda Forsythe
CREONTE Iestyn Davies
TIBERINO Lothar Odinius
CLEARTE Tim Mead
NEREA Delphine Galou
TIRESIA Bruno Taddia
POLIFERNO Alastair Miles

ORCHESTRE Balthasar-Neumann-Ensemble

LA PRODUCTION ORIGINALE DE "NIOBE" ÉTAIT UNE COPRODUCTION ENTRE LES Schwetzinger SWR Festspiele ET L'OPART E.P.E. Teatro Nacional de Sao Carlos EN 2008. CETTE NOUVELLE VERSION EST UNE COPRODUCTION ENTRE LE Royal Opera House, Covent Garden ET LE Grand Théâtre de Luxembourg.

Vendredi 3 DÉCEMBRE 2010 à 20h00 (tickets)
Dimanche 5 DÉCEMBRE 2010 à 17h00 (tickets)
Kulturpass, bienvenue!

DURÉE 3h20
Acte 1: 86 minutes
Entracte
Acte 2: 90 minutes 

Introduction à l'opéra
par Monsieur Stéphane Gilbart
une 1/2 heure avant chaque représentation (en français)

Adultes 65 €, 40 €, 25 € / Jeunes 8 €


[DE] Niobe, regina di Thebe. Niobe, Königin von Theben. Einmal mehr steht das Grand Theatre ganz im Zeichen des Barock. Heute weitgehend unbekannt, war der Komponist Agostino Steffani zu seiner Zeit ein Star. 1654 in Venedig geboren, hat er bis zu seinem Tod 1728 in Frankfurt am Main an zahlreichen Orten in ganz Europa gewirkt.

Sein dramma per musica nach einem Libretto von Luigi Orlandi fußt auf einer Episode aus dem VI Buch von Ovids Metamorphosen: Niobe und Anfione sind die Herrscher von Theben. Niobe hat als Tochter des Tantalus dessen Mut geerbt, Anfiones Vater ist kein Geringerer als Jupiter. Er wirkt als aufgeklärter Souverän und ist ein begnadeter Musiker.

Eine echt barocke Handlung entspannt sich: Niobe, etwas zu stolz auf ihre Herkunft, hindert Manto, den Sohn des göttlichen Tiresias daran der Göttin Leto ein Opfer zu bringen. Die Rachegötter töten daraufhin ihre sieben Söhne. Anfione tötet sich aus Verzweiflung. Niobe erstarrt zu Stein.

Der Regisseur Lukas Hemleb ist in Luxembourg kein Unbekannter. Im Grand Théâtre war seine Inszenierung La Clemenza di Tito zu sehen, im Théatre des Capucins seine Fassung von Copis Visite inopportune. Seine musikalischen Partner sind diesmal Thomas Hengelbrock und dessen Balthasar-Neumann-Ensemble. Für die mannigfaltigen Herausforderungen der Partitur ist ein geeigneterer Klangkörper kaum vorstellbar.

Kraft, Subtilität und Fantasie kennzeichnen also gleichermaßen Regie und musikalische Umsetzung wie die Vorlage von Steffani. Dieser Abend kann nur unvergesslich sein.

[EN] Baroque returns to the Grand Théâtre in the form of Agostino Steffani's 1688 creation for the Munich court theatre based on the tragic Greek mythology figure of Niobe. Steffani was a multi talented singer, composer, artistic director, priest and later a diplomat. Director Lukas Hemleb has been to the Grand Théâtre before with Mozart's La Clemenza di Tito. Authentic musical accompaniment is guaranteed thanks to Thomas Hengelbrock, who conducts his Balthasar-Neumann-Ensemble.

This production marks the first time the Grand Théâtre co-produces with the prestigious Royal Opera House Covent Garden.



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