Les Théâtres de la Ville de Luxembourg
GRAND THÉÂTRE | GRANDE SALLE

#05 CARMEN

GEORGES BIZET (1838-1875)

OPÉRA-COMIQUE EN QUATRE ACTES / LIVRET D'HENRI MEILHAC ET LUDOVIC HALÉVY
D'APRÈS LA NOUVELLE DE PROSPER MÉRIMÉE / CRÉÉ À L'OPÉRA COMIQUE LE 3 MARS 1875
EN FRAN
ÇAIS, AVEC SURTITRAGE FRANÇAIS ET ALLEMAND

[FR] Carmen ! Dire ou écrire ce prénom suffit, et tous, qu'ils fréquentent ou non les opéras, pourraient se mettre à chantonner, à siffloter l'un ou l'autre des airs immortels de Georges Bizet.

Carmen, à la fois femme fatale, diabolique, et femme libre « comme l'oiseau », une liberté qu'elle affirmera jusqu'à en mourir. Carmen qui chante et qui danse, qui séduit, qui envoûte; qui prend et qui laisse, tout à son bon plaisir. Carmen et l'Espagne des gitans, des contrebandiers, de la corrida, une Espagne absolument couleur locale, mais que Georges Bizet n'a jamais visitée.

Carmen, comédie et tragédie: la comédie humaine, celle de tous ceux-là qui gravitent autour d'elle et dont sa présence révèle les ambitions, les faiblesses, les velléités, les frustrations, les ridicules. L'éternelle tragédie des passions, fatales évidemment pour qui les éprouve et pour qui en est l'objet. La mort est l'inéluctable conclusion.

Etonnant destin que celui de cet opéra, d'abord mal accueilli en 1875 par son premier public de l'Opéra-Comique à Paris - accablé, Bizet, déjà souffrant, en mourra le soir de la trente-troisième représentation - et qui connaît ensuite un triomphe universel et intemporel. Carmen est un archétype de l'opéra populaire.

Dans la mise en scène d'Adrian Noble, il n'y a guère de surprise, rien d'inattendu; elle joue simplement et efficacement la couleur locale avec juste ce qu'il faut d'éléments allégoriques.

Mais bien évidemment, dans Carmen, l'essentiel, c'est Carmen ! Et Anna Caterina Antonacci sera Carmen ! Avec, et cela convient parfaitement au personnage, toute la splendeur séductrice et toute l'autorité nuancée de sa voix ; avec aussi, son tempérament de comédienne : elle chante et joue magnifiquement cette femme qui chante et joue sa vie !

» Anna Caterina Antonacci, on le sait depuis son coup d'éclat londonien, est une Carmen d'une évidence peu commune. Voix, diction, maintien, corps, jambes, regard, crinière: elle a tout de la tigresse bohème. [...] Avec son style que l'on croirait d'un autre âge (un âge d'or), son petit vibrato merveilleusement contrôlé, son émotion à fleur de lèvres, Anne-Catherine Gillet est une Micaëla irrésistible et jolie comme un coeur.
Emmanuel Dupuy, Diapason

» Antonacci est tout simplement fabuleuse. Pas seulement par sa beauté insolente et animale, sans être vulgaire une seconde. Mais surtout parce qu'[elle] réussit le tour de force de construire son personnage musicalement. Tout, dans son chant, procède du mot: texte et musique sont si inextricablement lies que l'on croit qu'elle parle quand elle chante, et inversement. Une sorte de quintessence du chant français.
Christian Merlin, Le Figaro

» Anna Caterina Antonacci emporte la mise, elle qui sait incarner une Carmen au feu de glace, d'une diction impeccable, d'une musicalité souveraine, ardente mais jamais emportée par la passion. Sa projection vocale lui permet de murmurer ce que tant de consoeurs assènent.
Renaud Machart, Le Monde

» [...] Matthew Brook, Vincent Ordonneau, Virginie Pochon, Annie Gill: quelle belle équipe! La prestance de Nicolas Cavallier est bien celle d'Escamillo, le torero, Anne-Catherine Gillet prête à Micaëla une ligne de chant immaculée. Andrew Richards est un Don José désarmant et poignant [...]. Dès son entrée, Anna Caterina Antonacci est Carmen - sensuelle, d'une beauté sauvage et naturelle. Som timbre étrange, son chant vibrant sont irrésistibles. Une Carmen troublante et vraie [...].
Michel Parouty, Les Échos

DIRECTION MUSICALE Evelino Pidò
MISE EN SCÈNE Adrian Noble
COLLABORATRICE À LA MISE EN SCÈNE Elsa Rooke
DÉCORS ET COSTUMES Mark Thompson
LUMIÈRES Jean Kalman
CHORÉGRAPHIE Sue Lefton
CHEF DE CHANT Nathalie Steinberg
MAÎTRE D'ARMES François Rostain

CARMEN Anna Caterina Antonacci
DON JOSÉ Andrew Richards
MICHAËLA Anne-Catherine Gillet
ESCAMILLO Nicolas Cavallier
LE DANCAÏRE Aimery Lefèvre
LE REMENDADO Vincent Ordonneau
ZUNIGA Matthew Brook
MORALÈS Alexandre Duhamel
FRASQUITA Virginie Pochon
MERCÉDÈS Robyn Allegra Parton

CHOEUR D'ENFANT Maîtrise des Hauts-de-Seine
CHOEUR de l'Opéra Comique
ORCHESTRE Orchestre Philharmonique du Luxembourg

PRODUCTION Opéra Comique
COPRODUCTION Grand Théâtre de Luxembourg
COPRODUCTEUR ASSOCIÉ Festival Internacional de Música y Danza de Granada

REPRÉSENTATIONS AU LUXEMBOURG EN COLLABORATION AVEC l'Orchestre Philharmonique du Luxembourg

Lundi 9 MAI 2011 à 20h00 (tickets)
Mercredi 11 MAI 2011 à 20h00 (tickets)
Vendredi 13 MAI 2011 à 20h00 (tickets)Kulturpass, bienvenue!

DURÉE 2h40 & entracte

Introduction à l'opéra
par Monsieur Stéphane Gilbart
une 1/2 heure avant chaque représentation (en français)

Adultes 65 €, 40 €, 25 € / Jeunes 8 €

 

[DE] Carmen. Dieser Name allein genügt, um nicht nur bei Opernkennern ganze Fluten von Empfindungen wachzurufen, und wohl auch Erinnerungen an die eine oder andere Melodie aus George Bizets Oper nach der Erzählung Prosper Merimées.

Carmen: Femme fatale und freiheitsliebend "wie ein Vogel". Bis in den Tod hält sie an ihren Maximen fest. Sie singt, sie tanzt, sie zaubert, sie verführt. In einem Spanien der Schmuggler, der Zigeuner, der Polizei, das Bizet - erstaunlich genug - nie mit eigenen Augen sah. Seine Oper trägt gleichermaßen komödiantische wie tragische Züge. Schonungslos enthüllt sie die grotesken Schwächen und Begierden der Protagonisten.

Carmen, 1875 bei ihrer Uraufführung in Paris durchgefallen, wurde bald danach zu einem Kassenschlager. Bizet allerdings erlebte den Triumphzug seines Werkes nicht mehr. Der Komponist starb wenige Monate nach der Uraufführung.

Adrian Noble, der frühere Leiter der Royal Shakespeare Company, setzt in seiner Inszenierung auf spanisches Lokalkolorit und die Kraft der Natürlichkeit. Auf die gewollten Effekte, welche der Oper gewöhnlich zugemutet werden verzichtet er souverän. Dreh und Angelpunkt bleibt dabei immer die Titelfigur: Anna Caterina Antonacci verleiht ihr eine geradezu atemberaubende Präsenz. Stimmlich und darstellerisch verkörpert sie eine Carmen, die bis zum Letzten um ihr Leben singt und spielt.

» Französischen Gesang in Reinkultur, und das aufs Schönste, vertritt Anne-Catherine Gillet als Micaëla - weshalb diese gern etwas naiv wirkende Partie besonderes Gewicht erhält. [...] Überaus spannend die Färbung, die Anna Caterina Antonacci der Rolle der Carmen verleiht. [...] Wie sie Carmen als eine selbstbewusste, kompromisslos auf Autonomie erpichte Frau zeigt, die in dieser Gesellschaft von Machos Außenseiterin bleiben und zu Tode kommen muss, ist hinreißend.
Peter Hagmann, Neue Zürcher Zeitung

[EN] One of the most recognisable and popular works in the opera repertoire, Carmen is based on a novella by Prosper Mérimée. In the Toreador's Song it features one of opera's most memorable tunes. Adrian Noble, the former artistic director of the Royal Shakespeare Company strips the opera to its bare essentials and eschews clichés to allow his star, Anna Caterina Antonacci, to portray the central character with what Hugh Canning in the Sunday Times called "devastating truthfulness".

» [Anna Caterina Antonacci] is quite simply extraordinary in her handling of text and song [...], but she is also a sexy stage animal with the physical magnetism to explain her appeal.
Francis Carlin, Financial Times