Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

#02 VÉNUS ET ADONIS

PRÉCÉDÉ DE L'«ODE À SAINTE CÉCILE»
John Blow (1649-1708)

Masque pour le divertissement du Roi en trois actes avec prologue
Créé vers 1683 / En anglais, avec surtitres en français & allemand

[FR] C'est à un nouveau voyage lyrique «merveilleux» que nous invite Louise Moaty! On se rappellera les précédents «voyages dans le temps de l'opéra» - Il Sant'Alessio de Landi, Cadmus et Hermione de Lully, Rinaldo de Haendel - dont Benjamin Lazar et elle-même ont été, saison après saison, les guides inspirés.

Cette fois, avec le Vénus et Adonis de John Blow, il s'agira de revivre, à la fois telle quelle et dramaturgiquement nourrie de tout notre savoir lyrique accumulé, une représentation du début des années 1680 à la cour de Charles II, roi d'Angleterre.

Dans ce qui s'impose bien comme le premier opéra anglais - et dont s'inspirera très clairement Purcell cinq ans plus tard pour son Didon et Énée -, une belle histoire d'amour, celle de Vénus et Adonis, va connaître une conclusion tragique: la mort du bel amant!

Quelle intensité dramatique dans Vénus et Adonis: nous sommes emportés inexorablement jusqu'à la fin brutale du jeune chasseur revenu mourir auprès de son amante, jusqu'aux sublimes lamentations de la déesse éplorée. Mais cette densité tragique n'empêche pas l'œuvre de garder toute la spontanéité d'un «Masque pour le divertissement du roi», une naïveté de ton, une simplicité dans la narration qui donnent l'impression de voir l'histoire s'inventer sous nos yeux.

De même, si l'opéra se présente sous la forme d'une mini-tragédie en musique à la Lully, avec ouverture à la française, prologue pastoral, pièces de danse, on retrouve dans la partition et particulièrement dans les interventions des chasseurs au premier acte ou la leçon de Cupidon, l'héritage de la musique anglaise du XVIe siècle, aux harmonies parfois plus crues.

En guise de prémisse à l'opéra, la magnifique Ode à Sainte Cécile - Begin the Song (1684) - ouvrira la représentation: «Begin the song!… Tune the Voice and tune the Flute…This is music's sacred jubilee».

À la lumière des bougies, face au public, la musique sera célébrée en paroles, en gestes et en danse…

» Un souffle épique, un doigt d'exotisme et une bonne dose de magie: Rinaldo est le premier opéra de Händel écrit en italien pour un théâtre londonien, et on y trouve toutes les influences vénitiennes dont le jeune compositeur est alors pétri. Cette plongée dans l'univers chevaleresque des croisades sur fond de romance porte déjà en elle son lot d'onirisme, mais Louise Moaty - jeune collaboratrice du talentueux Benjamin Lazar - en fait un véritable rêve éveillé. […] la filiation est évidente avec le travail de Lazar, mais Louise Moaty a su trouver son propre langage, alliant grâce et sensibilité féminines, qui apportent à l'ensemble la fluidité nécessaire pour traverser ces quatre heures de musique sans s'ennuyer. Le Figaro

» … la metteuse en scène ne perd pas de vue que son rôle est de faire mieux entendre un chant, une musique. Et cela se manifeste notamment dans le traitement des gestes, non réalistes, mais donnant, grâce à leur hiératisme, une équivalence aux sentiments et aux notes qui les expriment. Luxemburger Wort à propos de Rinaldo

» Toute la magnificence et l'opulente rêverie légendaire de Haendel est là pour nous transposer dans une insoupçonnée fantasmagorie transcendante. Tageblatt à propos de Rinaldo

[DE] Jeder kennt Henry Purcell, aber wer kennt John Blow? Dabei war der Organist der berühmten Westminster Abbey der einflussreiche Lehrmeister des bis heute berühmtesten englischen Komponisten. Blows Vénus et Adonis gilt als älteste erhaltene Oper des Vereinigten Königreichs, entstanden fünf Jahre vor Purcells Dido und Aeneas - mit einer Fülle schöner Arien und Tanzstücke, die oft an die englische Volksmusik des 16. Jahrhunderts anknüpfen. Blow schrieb den kurzen Dreiakter als Maskenspiel für ein höfisches Spektakel von König Karl II., das in Oxford uraufgeführt wurde.

Die Sage von der Göttin Venus und ihrer unglücklichen Liebe zu dem bildhübschen Jüngling Adonis wurde in den Ovid'schen Metamorphosen nacherzählt und erlangte Berühmtheit durch die Vers-Dichtung von Shakespeare. Der Name des jungen Beau, der bei der Wildschweinjagd von einem Eber erlegt wird, gilt bis heute als sprachliches Synonym für ein besonders gut aussehendes männliches Wesen. Anders als Shakespeare verzichtet Blow am Ende darauf, die Liebesgöttin auf ewig die Liebe verfluchen zu lassen - ganz so hoffnungslos will er es offenbar nicht sehen.

Die szenische Umsetzung liegt in der Hand von Louise Moaty, die nicht nur bei den faszinierenden Opern-Rekonstruktionen von Benjamin Lazar mitgewirkt hat, sondern mit Händels Rinaldo 2010 im Grand Théâtre ihre eigene Handschrift präsentierte. Im Mittelpunkt steht eine Ästhetik, die sich an der Aufführungspraxis des späten 17. Jahrhunderts orientiert.

Für die Musik zeichnet ein junges Team verantwortlich, von dem viele aus der unerschöpflichen Talentschmiede um William Christie stammen. Dirigent Bertrand Cuiller spielte einst Cembalo bei Christies "Arts florissants", Bariton Marc Mauillon (Adonis) startete seine Karriere vor zehn Jahren beim Nachwuchswettbewerb "Jardin des voix". Für Céline Scheen (Venus) ist der Auftritt fast ein Heimspiel, stammt die Sopranistin doch aus dem belgischen Verviers. Gespannt sein darf man auf "Les Musiciens du Paradis", einem weiteren Schmuckstück aus der Reihe kleiner, feiner Barock-Orchester, die in Frankreich offenbar besser und vielfältiger gedeihen als im Rest der Welt.

Ergänzend zu der etwa einstündigen Oper wird die Ode à Sainte Cécile (1684) zu hören sein. John Blow reihte sich damit 1684 in die Phalanx der großen Tonsetzer ein, die abwechselnd jedes Jahr zum Cäcilien-Tag eine großen Lobgesang komponierten.

» Georg Friedrich Händels Oper Rinaldo aus dem Jahre 1711 wird fast 300 Jahre später in der Inszenierung von Louise Moaty zu einer prächtigen Unterhaltung, die unter die Haut geht, das Herz bewegt und der Seele Nahrung gibt. Dresdner Neueste Nachrichten

[EN] Venus and Adonis is court composer John Blow's only stage work. It was written as a Masque entertainment for the King (he served under both Charles II and James II). Completed in 1687, the work was thought to have been an influence on Dido and Aeneas by Henry Purcell, who was at one time a student of Blow.

 

Direction musicale Bertrand Cuiller
Mise en scène Louise Moaty
Collaboration à la mise en scène Florence Becaillou
Chorégraphie Françoise Denieau
Scénographie Adeline Caron
Lumières Christophe Naillet
Costumes Alain Blanchot
Maquillage Mathilde Benmoussa

Vénus Céline Scheen
Adonis Marc Mauillon
Cupidon Un enfant de la Maîtrise de Caen

Orchestre & chœur Les Musiciens du Paradis
Chœur La Maîtrise de Caen

Production créée le 11 octobre 2012 au théâtre de Caen

Production déléguée théâtre de Caen
Coproduction Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Angers-Nantes Opéra, Opéra de Lille, Opéra Comique (Paris) et Centre de Musique Baroque de Versailles

Vendredi 9 NOVEMBRE 2012 à 20h00 (tickets)
Samedi 10 NOVEMBRE 2012 à 20h00 (tickets)

DURÉE environ 1h30 (pas d'entracte)

Introduction à l'opéra
par Monsieur Jérôme Wigny des amis de l'opéra une demi-heure avant chaque représentation  en présence de la metteur en scène Louise Moaty(en langue française)

Adultes 65 €, 40 €, 25 € / Jeunes 8 €

Lieu: Grand Théâtre / Grande Salle

Dans le cadre de

Luxembourg Festival

 [TICKETS]2012-11-09 20:00:00 13185+2012-11-10 20:00:00 13186