Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

#67 GIACOMO

Un projet de Massimo Furlan

Création mondiale

[FR] Giacomo, le nouveau projet de Massimo Furlan - rappelez-vous 1973 la saison dernière - s'inspire du souvenir d'une des images d'une collection de cartes à jouer représentant des coureurs à moto. Celle de Giacomo Agostini, quinze fois champion du monde de 1966 à 1973.

Giacomo met en évidence la question du défi: qu'est-ce qui pousse un coureur à toujours vouloir rouler plus vite, au-delà des limites? La course établit un rapport particulier au danger: la mort prend la forme du circuit, de la vitesse, mais aussi celle de la machine. Et pourtant, le coureur s'engage malgré tout, propulsé en avant, inéluctablement, tendu vers la limite.

La figure héroïque de Giacomo Agostini pose la question de l'icône: chaque individu, qu'il soit enfant ou adulte, se choisit un modèle à imiter. Mais le corps iconique du coureur à moto est un corps particulier, un corps mécanique: un corps hybride, composite, moitié métal, moitié cuir. Un corps qui naît dans le vacarme, la fumée, la vitesse. Un corps de science-fiction.

La forme du projet a naturellement pris celle du mouvement circulaire d'un circuit. Il s'agit de tourner en rond, encore et toujours. Et pourtant, il y a une dernière ligne droite, celle de la ligne d'arrivée. Deux formes s'opposent: celle du cercle, de la boucle, et celle de la ligne, de l'horizon.

Dans le travail de Massimo Furlan, il s'agit toujours de jouer avec la vie des autres, de s'en emparer, d'établir un dialogue avec elle. D'imiter l'autre, celui qui reçoit la lumière, qui est au-devant de la scène: le doubler ou le dédoubler, troubler la relation, induire le doute. Un processus qui permet de raconter des histoires, mais aussi de faire penser.

Et Giacomo raconte plusieurs histoires à la fois, celle d'Agostini, celle de Furlan, celle de l'Italie des années 1970.

» Giacomo n'est pas une épopée, le récit de « hauts faits », une liste de victoires - au moins 168 - et de quelques défaites. Non, laissant cela aux journalistes sportifs, aux biographes, ce qu'a voulu Massimo Furlan, c'est que le spectateur accède à cet univers-là par le biais d'images scéniques et de leurs échos. Luxemburger Wort

» [Les] images sont fortes parce que, saturées de couleurs vives ou kaléidoscopiques, tonitruantes des tapages de la mécanique, doublées de projections vidéo toujours plus ou moins abstraites, elles font l'inventaire des situations de course. Luxemburger Wort

» Extrêmement esthétique, fignolé jusque dans le moindre détail, le spectacle est époustouflant de beauté, les effets minimaux mais d'une efficacité redoutable. Souvent, on reste juste bouche bée devant la géniale simplicité, comme devant la symbolique de la mort, inéluctable. D'Lëtzebuerger Land

» Il faudra s'y habituer, Massimo Furlan est sérieusement loufoque… Plus profonde qu'elle ne paraît, son approche parle à chacun car elle raconte ces instants précieux où une vie bascule. Les Inrockuptibles

» De décalage en décalage, [Massimo Furlan] ouvre un espace théorique et imaginaire, et questionne les événements qui fondent notre imaginaire collectif. Charlie Hebdo

» [Massimo Furlan] met en scène le décalage, sur tous les plans et dans tous les domaines, avec une inventivité rafraîchissante, exempte de l'intellectualisme bavard et du snobisme orgueilleux dont il renvoie l'image, à peine déformée… Le Quotidien

» … une expérience théâtrale délicieusement étrange. […] 1973 s'impose comme un modèle de mise en perspective d'un de nos engouements médiatiques passés… Luxemburger Wort 

Interprètes
Gianfranco Poddighe, Anne Delahaye, Ruth-Elizabeth Childs, Géraldine Dupla, Emilie Charriot, Romeo Furlan, Hervé Jabveneau

Mise en scène Massimo Furlan
Assistante à la mise en scène Pauline Schneider
Dramaturgie Claire de Ribaupierre
Scénographie Antoine Friderici, Massimo Furlan
Musique Stéphane Vecchione
Technique son & vidéo Philippe de Rham
Création lumière Antoine Friderici
Création vidéo Bastien Genoux, Le Flair
Création musique Stéphane Vecchione
Accessoires et régie plateau Hervé Jabveneau
Costumes Cécile Delanoë
Maquillage Julie Monot
Médiation Olivier Mäusli
Administration Claudine Geneletti
 
Consultant Giacomo Agostini

Production Numero23Prod.
Coproduction Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Théâtre de l'Arsenic à Lausanne, Théâtre Benno Besson à Yverdon, La Bâtie - Festival de Genève
Diffusion Tutu Production

Avec le soutien de Ville de Lausanne, Etat de Vaud, Pro Helvetia - Fondation Suisse pour la culture, Label Plus Théâtre Romand, Loterie Romande, Fondation Leenaards, Fondation Ernst Göhner, Migros Vaud, CORODIS.

 

 Lundi 6 MAI 2013 à 20h00 (tickets)
Mardi 7 MAI 2013 à 20h00 (tickets)

DURÉE environ 1h10 (pas d'entracte)

Adultes 20 € / Jeunes 8 €

Lieu: Grand Théâtre / Studio

 [TICKETS]2013-05-06 20:00:00 13420+2013-05-07 20:00:00 13421