Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

#75 Kurt Weill - Cabaret Brise-jour et autres manivelles

Une production signée L'Orchestre d'Hommes-Orchestres

Théâtre musical
En français

[FR] Cabaret Brise-jour: l'Orchestre d'Hommes-orchestres n'a pas voulu interpréter telle ou telle œuvre de Kurt Weill en entier, il a plutôt préféré en extraire une succession de chansons et composer avec elles, grâce à elles, un enchaînement de tableaux vivants.

La chanson occupe une place prépondérante dans l'œuvre de Kurt Weill. Ainsi, dans le contexte d'une narration, elle représente une sorte de pause, d'arrêt sur image. L'action se suspend temporairement et un personnage donne exceptionnellement accès à sa psychologie, à son monde intérieur. Il ou elle raconte sa petite histoire dans la grande. La chanson n'a donc pas pour fonction de faire avancer le récit, mais elle en assure tout de même, de façon implicite, la charge dramatique. C'est précisément cela qu'exploite l'Orchestre d'Hommes-orchestres.

Cet assemblage de chansons va lui permettre de construire une nouvelle structure théâtrale, totalement extérieure au cadre narratif original des chansons, mais qui restitue le potentiel dramatique intrinsèque de chacune d'elles.

Renversant la relation convenue entre théâtre et musique, ce qui intéresse l'Orchestre d'Hommes-orchestres n'est plus l'histoire, mais la musique elle-même. Les personnages-musiciens qui se retrouvent sur scène ne disent plus l'action dramatique, ils révèlent une action musicale. Le fil conducteur de ce théâtre qui est donc né de l'assemblage des chansons, n'est plus chronologique, mais poétique.

L'histoire n'est plus un guide, mais une banque d'images et de symboles à utiliser dans l'ordre ou le désordre et surtout à transposer directement dans l'action musicale.

L'Orchestre d'Hommes-orchestres récupère donc le très riche univers métaphorique de Kurt Weill et s'en sert pour que sa musique soit vue!

» L'homme-orchestre, dont toutes les parties du corps et le harnachement n'ont plus qu'une fonction: faire de la musique! Une musique que l'on voit autant qu'on l'entend! […] Quelle surprise heureuse de voir naître les sons, la musique; quel ravissement d'observer cet étrange laboratoire, ce magasin de farces et attrapes sonores, cet atelier de tous les détournements. Luxemburger Wort

» LODHO nous entraîne dans un antre enfumé, un plateau exigu, rempli de 1001 objets, un cabinet de curiosités dans lequel règne une faune bigarrée, pour ne pas dire excentrique, des hommes et des femmes aussi taciturnes que déterminés à faire la fête, véritables pitres à la mine patibulaire. Ils ont beau faire la gueule, ils ne sont pas ennuyeux, bien au contraire.[…] Impossible de décrire la centaine d'objets et d'instruments inventés qui se trouvent sur scène et qui sont continuellement et pour notre plus grand bonheur martelés, frottés, tordus, grattés, agités, caressés. Il faut le voir pour le croire ! Chaque chanson est un tableau où les personnages prennent de la densité, dévoilent un nouvel aspect de leur personnalité, laissent deviner les relations qu'ils entretiennent.[…] Ce qu'il importe de saluer avant tout est l'aspect pleinement multi-disciplinaire de l'aventure. Rarement musique, performance, théâtre, cirque, bricolage, humour et poésie auront fait si bon et signifiant ménage. Ici, le savoir-faire s'allie manifestement au risque. L'invention paraît perpétuelle, la recherche semblant même se poursuivre sous nos yeux. À vrai dire, la représentation table sur l'imaginaire du spectateur, autrement dit sur sa capacité d'abandon, sa soif de projeter ses désirs et ses peurs dans les recoins de l'univers beau et inquiétant qui lui est proposé. esse

» Un spectacle grandiose par son audace et sa multidisciplinarité. Voir Estrie (Canada) à propos de Joue à Tom Waits

» … sympathique phénomène de cirque, l'Od'HO livre une prestation à mi-chemin entre la performance et le numéro de slapstick, où chaque dérèglement se fait prétexte à la fête. Voir Québec (Canada) à propos de Joue à Tom Waits

[DE]  » Skurriler geht es wohl kaum, aber in Genialität und Originalität ist diese Spektakel […] nicht zu überbieten. […] das musikalische Ambiente, das die Stimmung der Berliner Kabaretts, der Pariser Nostalgie oder des mondänen New Yorker Broadways in jeder Sequenz des faszinierenden Schauspiels wiederspiegelte, [war] perfekt und bot ein einmaliges, unvergessliches Erlebnis. Journal

Écriture, arrangements & mise en scène LODHO
Musique Kurt Weill

Textes Bertolt Brecht, Robert Desnos, Ira Gershwin, Maxwell Anderson, Jacques Deval, Ogden Nash

Performeurs Danya Ortmann, Philippe Lessard-Drolet, Lyne Goulet, Simon Elmaleh, Simon Drouin, Jasmin Cloutier, Gabrielle Bouthillier, Bruno Bouchard

Conception sonore Frédéric Auger
Éclairages Philippe Lessard-Drolet
Machines théâtrales Pascal Robitaille

Une production de L'orchestre d'hommes-orchestres
Avec le soutien de Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Théâtre Le Périscope de Québec, Conseil des arts et des lettres du Québec, Service de la culture de la ville de Québec, Usine C - Montréal

Avec le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Service de la culture de la ville de Québec

 Mardi 25 JUIN 2013 à 20h00 (tickets)
Mercredi 26 JUIN 2013 à 20h00 (tickets)

DURÉE environ 1h30 & entracte

Adultes 20 € / Jeunes 8 €

Lieu: Théâtre des Capucins

Dans le cadre de



 

[TICKETS]2013-06-25 20:00:00 13235+2013-06-26 20:00:00 13236