Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

#18 ROSAS / ANNE TERESA DE KEERSMAEKER

Partita 2
Avec Anne Teresa de Keersmaeker & Boris Charmatz

[FR] Anne Teresa De Keersmaeker: elle est chez elle chez nous! Le Grand Théâtre «conserve» la mémoire quasi exhaustive de toutes ses créations.

Celle qu'elle nous propose cette saison est le fruit d'une réflexion partagée avec Boris Charmatz, le directeur du Musée de la Danse et l'une des figures les plus passionnantes de la danse contemporaine, sur la Chaconne de la deuxième Partita de Johann Sebastian Bach. Selon l'artiste français, cette œuvre «forme une architecture vivante à laquelle les danses aspirent parfois, en sachant ne jamais pouvoir égaler le dessin».

Depuis toujours, la musique est décisive dans le travail d'Anne Teresa De Keersmaeker, du médiéval Ars Subtilior, à l'origine de Cesena et En Atendant, à la musique contemporaine de Steve Reich qui fonde son Drumming.

C'est donc Johann Sebastian Bach qui a inspiré ce duo qu'elle interprétera elle-même avec Boris Charmatz, pour ce qui sera sans doute l'un des moments très attendus de la saison.

» Le puzzle se recompose et ce langage chorégraphique qui pouvait paraître abscons devient audible, en réelle harmonie avec la musique de Bach. L’expérience sensible peut être partagée, créant un moment de grande beauté et d’intense émotion. Luxemburger Wort

» Leur duo est beau. Pas sensuel, plutôt fraternel. Comme une transmission entre une grande dame de la danse et un jeune maître exalté. Télérama

» ... grand moment de beauté signé ATDK et Charmatz. [...] Anne Teresa De Keersmaeker y poursuit ce minimalisme plein d'émotion qu'on avait déjà applaudi avec En atendant et Cesena. [...] Anne Teresa De Keersmaeker et Boris Charmatz tantôt retrouvent les mouvements de l'enfance: danser sauter, jeter les bras en l'air, retomber, serrer ses mains entre ses jambes. Tantôt courent à perdre haleine ou marchent comme une danse lente. [...] La chorégraphie intègre les imperfections volontaires autant que la fatigue inévitable d'un spectacle où la danse est incessante et physique. Ces "imperfections" répondent aux douleurs du violon qui se mélange à son chant sublime et plaintif. La libre Belgique

» Musique et danse se marient alors magistralement tout au long des cinq mouvements de cette Partita 2 dont les sons et les gestes exposés dans les minutes précédentes ne font plus qu'un désormais. Un moment de grâce absolu. Le Soir

» Comme on le dit souvent en danse classique et parfois aussi en contemporaine, Boris Charmatz émarge à la catégorie «beau danseur». Physique d'athlète, aura de prince charmant, garde-robe «fripe chic», élan et appétit, la pirouette en met plein la vue. [...] Le beau danseur ne serait rien ou pas grand-chose s'il n'était aussi bon. [...] Beauté et virtuosité se pimentent chez Charmatz d'une pointe de risque qui fait palpiter le mouvement. Le Monde

[EN] Grand Théâtre favourite Anne Teresa De Keersmaeker teams up with Boris Charmatz for a performance based on the music of Bach's Partita No.2. The collaboration between these two highly respected figures of contemporary dance emerged in 2010 on the empty outdoor stage of the Celestin Convent in Avignon. The resulting duet reveals the intricacies of that research and their fascination with movement and thought.

In a minimalist staging by scenographer Michel François, the dance is played out in a bare space in which only the two performers and acclaimed French violinist Amandine Beyer move.

Anne Teresa De Keersmaeker has always placed great importance on music and she has used everything from the medieval Ars Subtilior to the contemporary music of Steve Reich. Charmatz has also investigated the significance of music and says Bach's work is "a living form of architecture to which dance sometimes aspires, but knows it can never come up to the original design".

[DE] Was für eine viel versprechende Kombination: Anne Teresa Keersmaeker, die Ikone der präzisen Verbindung zwischen Musik und Bewegung. Boris Charmatz, der bildende Künstler unter den großen Choreographen, mit seinen mächtigen Tanz-Skulpturen. Und die zweite Partita von Johann Sebastian Bach, ein absolutes Meisterwerk, deren Einzelsätze Allemande oder Sarabande zu den beliebtesten Bravour-Stücken großer Instrumentalisten gehören. Gespielt wird die Geigen-Fassung, mit der französischen Violinistin Amandine Beyer, hochkonzentriert, auf einer minimalistisch ausgestatteten Bühne.

[DIS]

Chorégraphie Anne Teresa De Keersmaeker
Danse Anne Teresa De Keersmaeker, Boris Charmatz

Musique Partita No. 2, Johann Sebastian Bach
Violon Amandine Beyer
Créé avec Amandine Beyer, George Alexander van Dam

Scénographie Michel François
Costumes Anne-Catherine Kunz
Assistante artistique & directrice des répétitions Femke Gyselinck

Coordination artistique & planning Anne Van Aerschot
Direction technique Joris Erven
Son Alban Moraud
Techniciens Michael Smets, Bert Veris

Production Rosas
Avec le soutien du Musée de la danse - Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne Coproduction La Monnaie / De Munt (Bruxelles), Festival d’Avignon, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Kunstenfestivaldesarts (Bruxelles), ImPulsTanz (Vienne), La Bâtie — Festival de Genève, Berliner Festspiele, Théâtre de la Ville avec le Festival d’Automne à Paris, Fundação Calouste Gulbenkian (Lisbonne), Künstlerhaus Mousonturm (Francfort)

Création en mai 2013 à Bruxelles

 

Samedi 22 MARS 2014 à 20h00 (tickets)

DURÉE 1h15 (pas d'entracte)

Adultes 25 €, 20 €, 15 € / Jeunes 8 €

Lieu: Grand Théâtre / Grande Salle

[TICKETS]2014-03-22 20:00:00 15597