[FR] Anna est le septième album de Serge Gainsbourg. Une de ses seize chansons, «Sous le soleil exactement», est restée célèbre. En 1967, cet album devient la bande originale d'un téléfilm musical au titre identique, interprété par Anna Karina, Jean-Claude Brialy et Serge Gainsbourg lui-même. Anna se présente comme une ode débridée à l'amour «idéal», un poème à la fois loufoque et tragique, et se fait remarquer par son extrême modernité. S'y mêlent le pop art et le cinéma de la nouvelle vague.
L'impertinence de ses dialogues, le «baroque» de sa dramaturgie et bien sûr la beauté de ses chansons, trouvent toujours un écho actuel. Porter Anna sur scène était donc un enjeu passionnant.
Une factory, 40 ans après... Des jeunes arty. Certains font de la musique. Un autre dessine de grands formats, ou de tout petits qu'il projette sur les murs de papier. D'autres chantent. Deux jolies filles s'amusent. Tous dansent.
Un garçon est fou amoureux d'une image. En 1967, c'était l'image d'Anna Karina. Aujourd'hui, c'est l'image de Cécile de France. Sur papier glacé, belle comme un fantasme, comme une icône. Suffisamment irréelle pour qu'on puisse projeter sur elle le Vrai Grand Amour. Entre la réalité et les songes, entre les dessins et les photos, la musique et le silence, elle brûle d'envie d'une vie réelle, charnelle.
Anna est une œuvre emblématique de la fin des années 60. Mais pas de nostalgie. Il fallait donner un côté contemporain au son, tout en gardant l'esprit de Gainsbourg. Il fallait aller loin dans le faux-semblant et le trompe-l'oeil. Il fallait une création entre concert et performance, brouillant les pistes de la narration.
Le résultat: une histoire d'amour-chassé-croisé, au sein d'un groupe d'acteurs musiciens plasticiens qui s'amusent à représenter une Anna contemporaine, en direct, pour nous.
» [Emmanuel] Daumas vient de réussir une mise en scène particulièrement foisonnante de couleurs, de mouvements de danse et d’épisodes musicaux, faisant revivre, avec esprit et humour, la magie enivrante de l’élan à la fois libérateur et jubilatoire des Golden Sixties. Avec joie et bonheur, on retrouve dans sa comédie-mémoire toutes les percées culturelles innovatrices de l’époque ayant embrasé la jeunesse dans un esprit d’hédonisme pionnier. […] Dans le rôle [d’Anna], Cécile de France, pimpante, lumineuse et enjouée à souhait, [se révèle] exquise, douce et sensible chanteuse [et] sait doter les textes gainsbourgiens aussi rêveurs, pathétiques et déchaînés comme Sous le soleil, Ne dis rien, Roller Girl, d’une caractéristique intonation personnelle, juste et charmante. Tageblatt
» Pari réussi pour Cécile de France qui incarne Anna. Avec une interprétation lumineuse, fraîche et enjouée, elle irradie l'adaptation théâtrale de cette comédie parlée-chantée. Télérama
» Emmanuel Daumas a mis tous les atouts de son côté - décor de studio de pub fait de transparents très malin ; vidéos fines ; lumières psychédéliques ; chorégraphies déjantées de Pierre Rigal ; musiciens et comédiens-chanteurs au top, menés par le trio de choc Grégoire Monsaingeon, Gaël Leveugle et Cécile de France. La folie pop dandy et la mélancolie de Gainsbourg nous gagnent. Les Echos
[DIS]
Avec
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Samedi 9 NOVEMBRE 2013 à 20h00 (tickets)
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[TICKETS]2013-11-09 20:00:00 15632+2013-11-10 15:00:00 15633