Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

#08 A. M. QATTAN FOUNDATION (RAMALLAH) & LES BALLETS C DE LA B & KVS

Badke
Une création de Koen Augustijnen, Rosalba Torres Guerrero & Hildegard De Vuyst
Avec 10 danseurs

À l'issue de la représentation du 15 octobre, l'équipe artistique de la pièce donne rendez-vous à son public pour une rencontre.

[FR] «Badke» est une inversion de dabke, la danse populaire palestinienne, une danse folklorique pratiquée notamment dans les mariages et les fêtes populaires. Le spectacle s’inspire précisément de cet aspect: la dabke-du-peuple, conviviale, festive. Ensemble avec dix jeunes danseurs palestiniens, les chorégraphes Koen Augustijnen et Rosalba Torres Guerrero ainsi que la dramaturge Hildegard De Vuyst confrontent cette tradition locale de danse à des éléments de danse populaire mondiale, capoeira, hip-hop et autres acrobaties. Badke est une exploration en deux directions jumelées: celle d’une dabke exprimant le désir palestinien profond d’être de quelque part, et en même temps celle du souhait d’appartenir au monde du dehors. Depuis 2006, les ballets C de la B, le KVS et la A.M. Qattan Foundation ont organisé une série de workshops avec de jeunes artistes palestiniens. La dramaturge Hildegard De Vuyst et les chorégraphes Koen Augustijnen et Rosalba Torres Guerrero se sont rendus dans les Territoires Occupés pour y créer Badke. En étroite collaboration avec le groupe de performeurs palestiniens – de jeunes autodidactes de différentes disciplines –, le trio a donc exploré et concretisé les relations possibles entre les danses folkloriques et contemporaines. Le résultat: un ouragan d’energie, de sourires, de corps bondissants; une musique de Naser Al-Faris, montée en boucle par Sam Serruys et faisant tanguer les spectateurs; mais aussi des séquences plus intimistes, en solo, en duo, en trio.

» [Le] spectacle se déroule au rythme endiablé de la musique de «dabke», dont les traits rythmés et lancinants entraînent les danseurs dans une sorte de transe. Si le groupe parfois se scinde pour laisser s’échapper des évolutions en solo ou en duo, c’est globalement l’impression de cohésion qui prédomine, […].[…] Le groupe impressionne par une énergie qui sans cesse se régénère, figurant la résistance de l’individu aux contingences extérieures, et peut-être aussi celle d’un peuple au diktat de l’histoire. Luxemburger Wort

» Un ouragan d’énergie, de sourires, de corps bondissants: Badke offre en une petite heure un étonnant moment de danse collective interprété par une dizaine de performeurs palestiniens. Le Soir

[DE] „Badke“ ist eine Verballhornung von Dabke, dem Reihentanz, der im ganzen Nahen Osten, insbesondere aber in Palätina an Hochzeiten und Festen getanzt wird. Die gleichen Buchstaben, aber anders zusammengesetzt. Mit einem Ensemble aus zehn palätinensischen Tänzerinnen und Tänzern mit ganz verschiedenem Bewegungshintergrund – von Modern Dance über Artistik bis Hip-Hop – dekonstruieren die Choreographen Koen Augustijnen und Rosalba Torres Guerrero sowie die Dramaturgin Hildegard De Vuyst den traditionellen palätinensischen Volkstanz und setzen ihn neu zusammen. Was das Trio dabei interessiert: Was kann Tradition, was hät sie aus? Kann man diesen lebendigen Ausdruck kollektiver Zusammengehögkeit mit modernen Informationen „impfen“, neue Varianten entwickeln, ihn dekonstruieren und wieder zusammensetzen, auch wenn das Resultat ein bisschen drunter und drüber ist? Oder, um mit Koen Augustijnen zu fragen: „Wie flexibel ist die Tradition? Und wie kann man die Tradition infrage stellen, ohne die Menschen abzuschrecken?“ Genau dieses Spiel der Möglichkeiten, das Ausloten dessen, was Tradition kann und was sie aushält, interessiert das Trio. So ziehen sie als Gegenstück zum regionalen Dabke auch globalisierte Formen von populäen Tänzen bei. In diesem Spannungsfeld zwischen der spezifisch palätinensischen Ausdrucksform, die auch der Differenzierung und Abgrenzung dient, und dem Wunsch, Teil einer globalen Kultur zu sein, indem man diese kopiert, haben die drei das Stück mit den jungen Tänzerinnen und Tänzern entwickelt.

» [...] ein Feuerwerk von einem Tanzstück, wie man es selten zu sehen bekommt. [...] Hier wird aus der Reihe getanzt, im mehrfachen Sinne. Wieder und wieder lösen sich einzelne Tänzerinnen und Tänzer von der Gruppe, treten nach vorn, geben irgendein verqueres Solo und werden sofort wieder eingeholt, um dann in dem Schwarm mitzuschwimmen, der über die Bühne zieht wie die farbigen Fische durch die Korallen. Und dieses Aus-der-Reihe-Tanzen ist so ungewöhnlich wie das ganze Stück. Es lebt von der scheinbar ungebändigten Kraft dieser Körper, aber auch von unserem Wissen um den politischen und sozialen Hintergrund, in den nun ein Zeichen von Leben als Widerstand gesetzt wird. [...] Angst und ein Tanz dagegen und eine Lebensfreude, die ihresgleichen sucht. Wer wollte da Worte bemühen. Neue Zürcher Zeitung

[DIS]

De Koen Augustijnen, Rosalba Torres Guerrero & Hildegard De Vuyst

Avec les danseurs Samaa Wakeem, Ashtar Muallem, Fadi Zmorrod, Maali Maali, Mohammed Samahnah, Samer Samahnah, Atta Khattab, Yazan Iwidat, Salma Ataya, Farah Saleh, Ayman Safiah (aussi créé avec Ata Khatab)
Assistance à la mise en scène Zina Zarour
Soundtrack Naser Al-Faris
édité par Sam Serruys
Costumes Britt Angé
Conception lumière Ralf Nonn
Coordination et gestion de tournée Nicole Petit

Production KVS (Bruxelles), les ballets C de la B (Gand) & A.M. Qattan Foundation (Ramallah)
Coproduction Zürcher Theater Spektakel, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg
Avec le soutien de Roberto Cimetta Foundation

 

Mardi 14 OCTOBRE 2014 à 20h00 (tickets)
Mercredi 15 OCTOBRE 2014 à 20h00 (tickets)

DURÉE 65 minutes (pas d’entracte)

Adultes 20 € / Jeunes 8 €

Lieu: Grand Théâtre / Studio

Dans le cadre de

Luxembourg Festival

[TICKETS]2014-10-14 20:00:00 17720+2014-10-15 20:00:00 17721