Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

#16 ABOU LAGRAA

El Djoudour
Pièce pour 14 danseurs & une chanteuse

[FR] Autant qu’une étape artistique, cette création est une véritable étape de vie. En 2008, à l’initiative de Nawal Ait Benalla-Lagraa, Abou Lagraa retourne en Algérie pour tenter d’y retrouver ses racines. Comme une évidence, les deux artistes décident d’y travailler et s’y investissent en concevant «le Pont Culturel Mediterranéen franco-algérien», qui donne naissance au Ballet Contemporain d’Alger.

El Djoudour est la troisième création partagée avec les danseurs algériens. Abou Lagraa est allé puiser son inspiration dans ses racines algériennes. Danseur, chorégraphe, occidental, français, maghrébin, il a voulu centrer cette création sur sa perception du corps dans la culture orientale. Le rapport au corps de l’autre y est marqué par la pudeur et le respect de l’intimité. Fortement conditionné par la frustration engendrée par la séparation des corps entre les hommes et les femmes. Dans El Djoudour, Abou Lagraa donne à voir toute une gamme de rapports entre les deux sexes, loin des clichés habituels. Ce travail corporel est accompagné par une musique subtile aux accents troublants composée par Olivier Innocenti, et les chants de la cantatrice algérienne Houria Aichi. Même si les racines algériennes du chorégraphe restent le point de départ de cette création, El Djoudour est un spectacle profondément tourné vers l’avenir et résolument ouvert à l’autre.

» Diversité, musicalité, physicalité, fragilité, individualité, chaque danseur  sa propre formation de danseur et sa spécialité […]. Le mélange des genres parvient à créer une universalité et gracilité au-delà des différences de parcours et d’enseignements fondamentaux initiaux. […] Les danseurs même les plus virils apparaissent ou s’expriment tels quels fragiles et vulnérables. […] Tous solidaires dans leur danse, mais fondamentalement différents, ils dégagent une grande humanité dans leur danse les uns envers les autres. D’Lëtzebuerger Land

» Abou Lagraa possède un grand sens de la narration gestuelle. Ses danseurs sont magnifiques d’énergie et de précision. Son tressage des cultures est porté ici au plus haut. L’Humanité

[DE] Neben vielen Stammgästen aus der Welt des Tanztheaters bietet das Grand Théâtre immer wieder Gelegenheit, neue, einflussreiche Choreographen und Compagnien kennenzulernen. So wie den Franzosen Abou Lagraa, der in der Ardèche geboren wurde, dessen Familie aber aus Algerien stammt. Gemeinsam mit dem Ensemble „La Baraka“, das in Algerien residiert, aber auch in Frankreich zuhause ist, erkundet er kulturelle Zusammenhänge zwischen Europa und Westafrika. Mit der Produktion El Djoudour sorgte Lagraa für Aufsehen bei den großen Festivals von der Kulturhauptstadt Marseille bis zum Holland-Festival in Amsterdam.

„El Djoudour“ bedeutet zwar „Wurzeln“, aber Abou Lagraa greift nicht direkt auf das traditionelle Repertoire seiner Heimat zurück. Vielmehr besinnt er sich auf seine ganz persönlichen Wurzeln. Indem er sein Körpergedächtnis erkundet, entsteht eine eigene gestische Sprache. Dem Tänzer und Choreographen geht es um die Widersprüche zwischen seiner eigenen Geschichte und seinen Sehnsüchten und die sich daraus ergebende Dynamik. Im Mittelpunkt stehen dabei die Elemente Wasser, Erde und Luft.

» Zwischen Kraft und Fragilität, Ordnung und Chaos zelebrieren [die acht Männer], nebeneinandergereiht, acht Soli. Dann prallen die Geschlechter mit symbolischer Wut aufeinander. Als die Schlacht geschlagen ist, sitzen alle gemeinsam am Bühnenrand und atmen schwer – eine Zäsur. [...] Empathie lebt erst wieder auf, wenn Houria Aïchi auftritt und, dem antiken Tragödienchor gleich, die Umtriebe der Sterblichen kommentiert. Die Interpretin arabischen Liedguts ist ein Star auf beiden Seiten des Mittelmeers. Sie berührt niemanden körperlich, doch ihre Stimme lässt alle vibrieren. Tanz

[DIS]

Chorégraphie, scénographie & direction artistique Abou Lagraa
Assistante artistique, responsable pédagogique Nawal Ait Benalla-Lagraa

Interprètes Ali Brainis, Sarah Cerneaux, Nassim Feddal, Jocelyn Laurent, Oussama Kouadria, Bilel Madaci, Marion Renoux, Fanny Sage, Féroz Sahoulamide, Tanné Uddén, Angela Vanoni,  Zoubir Yahiaoui

Création lumière Nicolas Faucheux
Chants Houria Aïchi
Musique Olivier Innocenti

Production Compagnie La Baraka
Coproduction Grand Théâtre de Provence – Marseille Provence 2013 / Capitale Européenne de la Culture, Les Gémeaux / Sceaux / Scène Nationale, Théâtre National de Chaillot, Holland Festival / Amsterdam, La Coursive / Scène Nationale / La Rochelle, Le Théâtre* / Scène Nationale de Narbonne
Résidence de création Grand Théâtre de Provence – Marseille Provence 2013/Capitale Européenne de la Culture - Conseil Général des Bouches du Rhône – Centre départemental de créations en résidence à l’étang des Aulnes - Ness El Fen – Tunis (Tunisie)

Résidence de production aux Gémeaux / Sceaux / Scène Nationale de 2009 à 2014.
La Compagnie est soutenue par la SPEDIDAM.

Abou Lagraa, artiste associé à la Maison de la Danse de Lyon en 2015

Soutiens du Pont Culturel Méditerranéen: Ministère de la Culture Français, Ministère de la Culture Algérien, Fondation BNP Paribas.

» Je dédie ce spectacle à la mémoire de mon ami vidéaste et réalisateur Charles Picq (1952/2012). Abou Lagraa

Vendredi 30 JANVIER 2015 à 20h00 (tickets)
Samedi 31 JANVIER 2015 à 20h00 (tickets)

DURÉE 1h10 (pas d’entracte)

Adultes 20 €  / Jeunes 8 €

Lieu: Grand Théâtre / Studio

[TICKETS]2015-01-30 20:00:00 17777+2015-01-31 20:00:00 17778