Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

#25 JANT-BI / GERMAINE ACOGNY

À un endroit du début
Germaine Acogny / Mikaël Serre
Solo avec Germaine Acogny
Création

Germaine Acogny aimerait dédier cette création à Gaby Stehres.

[FR] Dans cette pièce nous explorons par la danse les sédiments de l’histoire de Germaine Acogny et de l’Afrique à travers le prisme de la tragédie. C’est un dialogue avec des problématiques de fond archaïques, un creuset riche d’associations chargé des contenus de notre temps. Prendre cette matière comme surface de projection pour nous permettre dans le travail de saisir différemment les questionnements et souffrances de notre époque. C’est un formidable défi que de pouvoir proposer un dialogue fort et sans concession entre l’Afrique contemporaine et le monde tragique antique.

Ce que montre Germaine à travers son témoignage et sa danse, traduit en mouvement, en souffle, c’est que si un sursaut est encore possible, il passe par une lutte de l’esprit contre lui-même, par une révolution capable de concevoir ce qui n’est pas.  À l’heure où les grandes idéologies n’arrivent plus à fournir une identité à l’individu, il est essentiel de continuer à proposer un dialogue avec l’intime de chacun. C’est un témoignage sur scène dans le dépouillement du souffle et du mouvement, un face à face entre une solitude sur le plateau et l’intime de chaque spectateur.

» Cette grande femme charismatique au crâne rasé et à la démarche assurée, dégage une aura à la fois sage et maternelle. (…) L’espace, la lumière, la musique ainsi que la place laissée au spectateur prennent une part importante dans son travail. Par la juxtaposition et la superposition de musiques culturellement éloignées les unes des autres, mais aussi par l’étonnant travail du vidéaste Sébastien Dupouey et du concepteur lumière Sébastien Michaud, l’espace scénique s’architecture et se transforme. (…) À un endroit du début est bien plus que de la danse, c’est un engagement. Luxemburger Wort

» [...] son corps, qui parfois frôle la transe, nous laisse entrevoir un ailleurs qu’il faut aller chercher au plus profond du corps. Nous ne sommes alors plus spectateurs, mais témoins. Une expérience fugace, mais fascinante. Luxemburger Wort à propos de Songook Yaakaar – Affronter l’espoir, un solo de et avec Germaine Acogny

[DE] Als „African Dancing Queen“ wird Germaine Acogny gerne bezeichnet – keine Übertreibung, betreibt die gebürtige Senegalesin doch in der Nähe von Dakar die wichtigste Tanz-Akademie Afrikas. Sie ist in zwei Kulturen zu Hause: Von ihrer Großmutter, einer Yoruba-Stammespriesterin, lernte sie als Kind die traditionellen afrikanischen Tanzrituale, in ihrer Jugend in Frankreich kam dann der westlich-europäische, der „schöne“ Tanz dazu. Lange Jahre arbeitete sie mit Maurice Béjart, bis sie in den 1990er Jahren in ihre ursprüngliche Heimat zurückkehrte. Mit ihrer Compagnie Jant-Bi ist sie – neben der Tätigkeit als Lehrerin – weltweit unterwegs.

Ans Grand Théâtre kommt sie mit einem neuen Solo-Programm. À un endroit du début verbindet mit den Mitteln des Tanzes die persönliche afrikanische Geschichte von Germaine Acogny mit der antiken Tragödie Europas. Die Tänzerin plädiert dabei für einen Dialog der Kulturen anstelle ideologischer Auseinandersetzung. Das Tanztheater kann dabei einer von vielen Plätzen für einen Neubeginn sein.

[EN] In this piece we explore through dance, traces of the history of Germaine Acogny and Africa through the prism of tragedy. It is a dialogue with issues of archaic background, a vessel full of associations loaded with content of our time. Taking this matter as a projection surface, enables us with this work to enter differently into the questionings and sufferings of our time. It was a great challenge to be able to offer on stage a strong and uncompromising dialogue between contemporary Africa and the ancient tragic world.

What Germaine shows through her testimony and her dance, translated into movement, breath, is as if a new start is still possible. It goes through a struggle of the mind against itself, through a revolution capable of designing the inexistent. At a time where the great ideologies no longer manage to provide an identity to the individual, it is essential to continue to offer a dialogue with the intimacy of everyone. This work is a testimony on stage of the analysis of breath and movement, a face to face between a loneliness on stage and the intimacy of each spectator.

[DIS]

Chorégraphie Germaine Acogny
Mise en scène Mikaël Serre
Assistant ChorégraphiePatrick Acogny
Scénographie Maciej Fiszer
Costumes Johanna Diakhate-Rittmeyer
Vidéo Sébastien Dupouey
Musique composée et interprétée par Fabrice Bouillon «LaForest»
Lumières Horst Mühlberger
Direction technique Marco Wehrspann

Avec Germaine Acogny

Production JANT-BI, Sénégal
Coproduction Les Théâtres de la Ville du Luxembourg - Théâtre de la Ville, Paris - Institut Français, Paris - CNDC Angers

Résidence et Coproduction La Ferme du Buisson, Scène nationale de Marne-la-Vallée  
Résidence Le Centquatre, Paris
Remerciements L’Ecole des Sables de Toubab Dialaw, les femmes de “Ndeup” du village de Toubab Dialaw avec Rokhaya Ciss, les cuisinières de l’Ecole des Sables, les musiciens de l’Ecole des Sables Ndeye Seck, Mor Dieng. Les enfants de l’Ecole Primaire de Toubab Dialaw, le chauffeur Demba Sene, Ismael Sanogo et Alesandra Seutin

 

 Mardi 2 JUIN 2015 à 20h00 (tickets)
Mercredi 3 JUIN 2015 à 20h00 (tickets)

DURÉE environ 55 minutes

Adultes 20€ / Jeunes 8€

Lieu: Grand Théâtre / Studio

[TICKETS]2015-06-02 20:00:00 17830+2015-06-03 20:00:00 17831