#03 DER FLIEGENDE HOLLÄNDER

Richard Wagner (1813-1883)

Romantische Oper in drei Aufzügen WWV 63
Libretto von Richard Wagner
Pariser Urfassung (1841)

In Deutsch, mit deutschen & französischen Übertiteln

[DE] Nach Lohengrin, Parsifal und der Kurzversion des Rings nun also der Holländer: Das Grand Théâtre schließt langsam, aber stetig seine Lücken im Wagner-Kernrepertoire. Die Geschichte vom ewig zur Seefahrt verdammten Geister-Kapitän ist, anders als Tristan oder Parsifal, nicht nur bei in der Wolle gefärbten Wagnerianern beliebt, sondern auch bei Freunden der italienischen Oper. Suffige Melodien, dramatische Arien, kraftvolle musikalische Koloritzeichnungen: Der fliegende Holländer ist ein idealer Wagner für Einsteiger.

Zumal, wenn Besetzung und Realisierungs-Team vom Feinsten sind. So wie bei dieser Koproduktion des Grand Théâtre mit dem Wagner-Festival Genf. Das beginnt schon bei Regisseur Alexander Schulin, der für seine filigranen, das Werk präzise durchleuchtenden Inszenierungen bekannt ist. Sein Karlsruher Mefistofele gilt als Meilenstein, regelmäßig holt sich der Chereau-Schüler Nominierungen als Regisseur des Jahres in der „Opernwelt“. Der französische Dirigent François-Xavier Roth (42) hat gerade seinen Vertrag als Chef der SWR-Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburg verlängert und wurde fast zeitgleich zum neuen Generalmusikdirektor in Köln berufen. Er gilt als einer der charismatischsten und wagemutigsten Dirigenten seiner Generation.

Die Besetzung beschert dem Publikum im Grand Théâtre die Begegnung mit zwei aufsteigenden Sternen des Wagner-Gesangs. Den Holländer verkörpert der Amerikaner Alfred Walker, der seit seinem Rollendebüt in der legendären Baseler Produktion von Philipp Stolzl als einer der ganz Großen in dieser Partie gilt. Die Presse feierte den Mann aus New Orleans mit Superlativen: „Er lässt das Hollenfeuer ebenso ahnen wie die fahle Todeskälte“, schwärmte die „Welt“. Andere Kritiker schrieben von einem „Bassbariton der vokalen Extraklasse“ und von einer „Bronzestimme mit blendender Diktion“.

Als Senta wird die Schwedin Ingela Brimberg ihr Luxemburg-Debüt geben. Spätestens seit sie unter Marc Minkowski in dieser Rolle weltweit gastierte, wird sie für höchste Aufgaben gehandelt. Selbst für Wagner-Kenner bietet die Produktion noch Neuland: Gespielt wird die eher selten aufgeführte Pariser Originalfassung von 1841, die Wagner später selbst überarbeitete. Die Handlung spielt in Schottland, Sentas Vater heißt nicht Daland, sondern Donald. Die Version gilt als rauer und pointierter.

» Die hervorragende Sängerriege erweist sich als homogenes Ensemble, dank der umsichtigen Personenführung des Regisseurs Alexander Schulin (…). Die beiden Hauptdarsteller, der Afro-Amerikaner Alfred Walker als Holländer, und die Schwedin Ingela Brimberg als Senta besitzen ein hochkarätiges, internationales Format. Luxemburger Wort

» Die gesamte überdurchschnittliche Ensemble-Leistung wurde von einer bilderbuchhaft exemplarischen Ingela Brimberg als Senta zu besonders genussreichen Höhepunkten geführt. (…) In eleganter Linienführung und mit kernigem, voluminösem Bariton tat (Alferd Walker) die Verzweiflung des ewig Ruhe- und Rastlosen kund. Tageblatt

» Dass Schulins Holländer so unmittelbar packt, verdankt sich vor allem aber den stimmlichen wie darstellerischen Qualitäten der hervorragenden Sänger in Bettina Walters Kostümen. Trierischer Volksfreund

» Die Bühne in Genf ist einfach gestaltet, das Einheitsbild ist karg, vier Wände, vier Zugänge für Solisten, ein großer Rahmen, der die spießbürgerliche Welt darstellt und den bildfüllenden Chor. Die Videoproduktionen beleben das Bild und sind nachvollziehbare, effektvolle Projektionen wie Stürme, Meereswellen und aufblitzende Gesichter. Das ist ein gutes Konzept, vor allem, wenn ein Sängerteam am Werk ist, das den Figuren szenisch wie musikalisch großartige Bühnenpräsenz verschafft. Alfred Walker, ein Bariton von dunkelschwülstiger Dämonie für den Holländer, Ingela Brimberg, eine Traumbesetzung am Wagner-Himmel mit imponierender Intensität für eine energiegeladene Senta. Der neue Merker

[FR] Le Hollandais volant est un marin maudit condamné à l’errance éternelle, à moins que... Tous les sept ans, il a le droit d’accoster dans un port pour tenter d’y trouver la femme dont l’amour indéfectible le libérerait enfin, lui offrant une mort consolatrice.

Le terme des sept ans est de nouveau advenu. Dans ce petit port-là, Doland, un père cupide, s’offre à vendre sa fille, Senta, au marin maudit. À peine Senta et le Hollandais s’apercoivent-ils qu’une passion intense les unit. Mais Erik, le fiancé de Senta, ne l’entend pas ainsi. Finalement, après péripéties et malentendus, la jeune fille se jetant dans les eaux, se sacrifiant, libère le Hollandais et le rejoint dans la mort. Les voilà unis pour l’éternité.

Après Lohengrin, Ring Saga et Parsifal – sans oublier le Wagner Dream de Jonathan Harvey –, Richard Wagner est de retour au Grand Théâtre, avec cette fois son premier grand opéra, celui où commence à s’affirmer nettement sa personnalité géniale, Der fliegende Holländer ou Le Vaisseau fantôme (Wagner a d’abord écrit le livret en français).

L’œuvre est déjà éminemment wagnérienne dans sa thématique de l’errance et de la rédemption par l’amour, dans l’importance complexe de sa figure féminine. Mais elle est aussi bonheur musical dans les déferlements de ses descriptions (la tempête initiale: «le vent vous frappe au visage»), dans ses moments d’intense expressivité révélatrice (la «Ballade de Senta»).

Alexander Schulin a opté pour la version primitive de 1841, destinée a l’Opéra de Paris, sans y être jamais representée, qui se passe en Écosse et non en Norvège, et dans laquelle le père s’appelle Donald et le fiancé Georg. Ce qu’il a voulu dans sa mise en scène, et qui en conditionne les images et le déroulement, c’est faire vivre toute cette histoire non plus d’un point de vue extérieur, mais dans la tête de Senta.

» Une réussite incontestable dans la mesure où chacun des éléments de cette représentation : solistes, orchestre et chœur, mise en scène et scénographie, s’imposaient en lui-même et dans sa conjugaison avec les autres! Operabase

» Charnue, insolente même face aux everest que la fougue du jeune Wagner lui a concoctés, la voix de la jeune Ingela Brimberg sidère d’entrée de jeu et l’on craint – bien à tort – pour le voyage jusqu’ à l’ultime envolée. Cette Senta aux pieds nus, omniprésente dès l’ouverture, puissamment incarnée avec son envie d’en découdre tant vocalement que physiquement, résonnera longtemps dans nos mémoires. Le jeune Hollandais d’Alfred Walker étonne tout autant. ResMusica

» Le plateau offre [...] des joies incomparables, dominé [...] par la Senta flamboyante d’Ingela Brimberg. Timbre glorieux sur toute l’étendue de la tessiture, projection en javelot, présence physique torturée et superlative: à genoux! Diapason

» Révélation de la soirée, le baryton Alfred Walker incarne un Hollandais halluciné et hallucinant. Le chanteur afro-américain impressionne par la sûreté et l’ampleur des moyens, comme par la maîtrise d’une partition admirablement travaillée, sans aucun trébuchement, et la domination souveraine de la langue et du style. Le timbre est sombre et profond (il évoque celui de Willard White), d’un romantisme très coloré, comme le personnage est puissant, à l’intérieur d’un jeu conduit avec beaucoup d’efficacité. ClassiqueInfo

» Schulin a su livrer la force, étonnamment expressive et directe, du chef-d’œuvre, qui apparaît si stupéfiante qu’on souhaiterait presque, désormais, ne plus avoir affaire qu’ à cette version. Opéra Magazine

[DIS]

Musikalische Leitung François-Xavier Roth
Inszenierung Alexander Schulin
Bühne Bettina Meyer
Kostüme Bettina Walter
Perücken & Maske Cécile Kretschmar   
Licht Rainer Küng
Video Bert Zander
Marionette Suse Wächter

Assistenz Musikalische Leitung Pascal Morvan
Regiemitarbeit Jean-François Kessler
Chorleiter Emmanuel Olivier
Korrepetitor Nathalie Steinberg

Der Holländer Alfred Walker
Senta Ingela Brimberg
Georg Marcel Reijans
Der Steuermann Maximilian Schmitt
Donald Liang Li
Mary Kismara Pessatti

Orchester & Chor Les Siècles

Coproduction Wagner Geneva Festival, Théâtre de Caen, Théâtres de la Ville de Luxembourg

Premiere im Wagner Geneva Festival am 28. Oktober 2013

Les Siècles and their Stravinsky disc (Rite of Spring and Petrouchka) have been honored by the RECORD ACADEMY AWARD 2014  of the Record Geijutsu Magazine (Japan).
This record has also been awarded: Orchestral choice du BBC Music Magazine / Top Mezzo / Coup de Cœur France Musique / Album of the week in the Times and the Sunday Times / Disc of the month in Frankfurter Allgemeine Zeitung and on Bayerische Rundfunk / 5 Diapasons

Samedi 9 MAI 2015 à 20h00 (tickets)
Lunid 11 MAI 2015 à 20h00 (tickets)

DURÉE 2h15 (pas d’entracte)

Introduction à l’opéra par Monsieur Frédéric Habets des Amis de l’Opéra une demi-heure avant chaque représentation (en français)
Introduction à l’opéra par Monsieur Jean-Paul Bettendorff, Vice-président du Richard Wagner Verband Trier-Luxemburg, une demi-heure avant chaque représentation (en langue allemande)

Adultes 65€, 40€, 25€ / Jeunes 8€

Lieu: Grand Théâtre / Grande Salle

                                                                                                                                        

[TICKETS]2015-05-09 20:00:00 17822+2015-05-11 20:00:00 17823