#54 LA FOLLE DE GRACE

Mani Muller
En français

[FR] Après Weird Scenes, Tout le monde veut vivre, La Maison de Bernarda Alba, Carole Lorang et Mani Muller remettent le thème de la famille au cœur de leur nouvelle création. Une famille qui leur apparaît comme le verre grossissant d’une société contemporaine valorisant les comportements les plus narcissiques et, le plus souvent, destructeurs.

Ils ont toujours été fascinés par des textes et des créations qui racontent des histoires de personnages guidés par leurs obsessions, leurs passions, des personnages excessifs qui précipitent leur entourage dans un monde sans repères, où tout devient possible, où l’on passe du ridicule à l’inquiétante étrangeté, de l’absurde au tragique.

Paule, une mère de famille, est obsédée par Grace Kelly, en qui elle se retrouve absolument, dans leur goût naturel pour l’élégance, leur passion pour la bonne éducation des enfants, et surtout leur triste vie conjugale. Toutes les deux, elles sont passées à côté du bonheur.

Mais voilà que Caroline, sa fille unique, s’éprend de Teddy, un beau parleur sans le sou, qui a vite fait de s’incruster dans la maison familiale. Quant à Bernard, le père, il atteint l’âge d’une retraite dont il espère profiter pleinement en Espagne avec sa femme bien-aimée. Caroline ne veut rien entendre. Paule, convaincue de la ressemblance de Teddy avec le jeune Frank Sinatra — dont Grace refusa jadis les avances —, décide de soutenir son futur gendre, et puise dans les économies de son mari. Agit-elle simplement par générosité maternelle? Cette femme, qui ne vit que par procuration, va précipiter sa chute et celle de sa famille.

Mani Muller s’interroge sur l’irrésistible mécanique de destruction dans laquelle est entraînée une société, même réduite, comme la famille, par la faute du fantasme d’une seule personne, sur la façon dont l’imaginaire prend le dessus sur la réalité, et il tente de saisir le moment où tout bascule, l’imaginaire perdant son énergie libératrice pour devenir force destructrice.

» Une schizophrénie qui nous habite tous et ici si bien révélée par ce quatuor de comédiens, qui, de par leur grâce de caméléon, restent les mieux placés pour en parler. Le Quotidien

» Mani Muller et Carole Lorang ont traité [cette histoire de frustrations conjuguées et de pulvérisation familiales] avec une ironie légère dans les couleurs, les atmosphères et les sons. Luxemburger Wort

» Une soirée de théâtre intelligente et de tout plaisir, emportée avec talent et panache par de merveilleux comédiens, parfaitement à l’aise dans leurs rôles. Citons Anne Lévy en hiératique, illuminée, passionnée admiratrice de Grace Kelly, Pitt Simon en raffiné séducteur et imposteur, Bach-Lan Lê-Bà Thi en frétillante et inconsciente amoureuse et puis surtout Denis Josselin, en nuances, dans la peau du modeste alarmé, père de famille. Beaux intermèdes musicaux de la part de Franz Leander Klee. Tageblatt

» ... inattendues, parfaitement conçues et interprétées, savoureux mélange des genres, réussies donc sont ces «weird scenes – scènes étranges» proposées par Carole Lorang et Mani Muller au Théâtre des Capucins. Luxemburger Wort à propos de Weird Scenes Inside the Gold Mine

» Carole Lorang s’empare de cette pièce claustrophobe avec beaucoup d’intuition et de sobriété, instillant, par le truchement du chant savamment distillé le long de la pièce, une tonalité des plus originales. L’Humanité à propos de La Maison de Bernarda Alba

» L’intemporalité de cette belle pièce sur la femme est saisissante et captivante. Elle ne laissera personne insensible ni indemne. Le cadre magnifique du Théâtre des Bouffes du Nord lui offre un écrin à sa dimension. Culture tops.fr à propos de La Maison de Bernarda Alba

[FR]

Avec
Paule, la mère Anne Lévy
Bernard, le père Denis Jousselin
Caroline, la fille Bach-Lan Lê-Bà Thi
Teddy Rinaldi Pitt Simon
Le pianiste qui ressemble à Rainier Franz Leander Klee

Mise en scène Carole Lorang
Scénographie & costumes Peggy Wurth
Direction musicale Franz L. Klee
Création lumière Nathalie Perrier
Création coiffures & maquillages Justine Valence

Assistanat à la mise en scène Francis Schmit
Régie générale Romain Stammet
Couture Monika Derleth & Peggy Wurth
Supervision chorégraphique Nathalie Moyen
Habilleuse Gaby Müller

Construction décor Les ateliers des Théâtres de la Ville

Musique
Franz Leander Klee au piano et à la trompette, d’après des standards de Bart Howard, Sammy Fain, Ken Lane, Oscar Levant, Bert Kaempfert et Cole Porter. Bert Kaempfert, Strangers In the Night. Cole Porter, Mind If I Make Love to You & You’re Sensational (extraits sonores du film High Society de Charles Walters). Ross Maq, Frank Sinatra.

Production Les Théâtres de la Ville de Luxembourg
En collaboration avec la Compagnie du Grand Boube

Création le 6 février 2015 au Théâtre des Capucins

 

Vendredi 6 FÉVRIER 2015 à 20h00 (tickets)
Mardi 10 FÉVRIER 2015 à 20h00 (tickets)
Vendredi 13 FÉVRIER 2015 à 20h00 (tickets)

DURÉE environ 1h35 (pas d'entracte)

Adultes 20€, 15€, 8€ / Jeunes 8€

Lieu: Théâtre des Capucins

 

 

 


 

[TICKETS]2015-02-06 20:00:00 17781+2015-02-10 20:00:00 17782+2015-02-13 20:00:00 17783