
[fr] Révélatrice des pans de la culture de son pays et provocatrice à souhait, Robyn Orlin aime mettre du poil à gratter dans ses représentations et pointer du doigt les inégalités, les discriminations et le racisme. En écho à son précédent Dressed to kill, Killed to dress dédié aux Swenkas et présenté en première mondiale au Grand Théâtre de Luxembourg en 2008, Robyn Orlin s'inspire cette fois-ci de l'Isicathamiya, un cérémonial underground porté par des choeurs d'hommes.
Même si le chant faisait déjà partie du spectacle consacré au concours d'élégance des « m'as-tu vu » Swenkas, Walking next to our shoes... intoxicated by strawberries and cream, we enter continents without knocking... va plus loin dans l'exploration d'une pratique issue de la culture noire postapartheid. Forme de chorale masculine, née dans les régions rurales, l'Isicathamiya refait aujourd'hui surface dans les villes à travers des concours de chants très prisés, portant haut et fort une identité longtemps reniée par l'Histoire. À l'inverse du gospel, les chants s'inspirent directement de la réalité et du quotidien de ceux qui les portent. Une parole libérée et engagée, à l'image du travail de la chorégraphe, militant pour la reconnaissance d'une culture sud-africaine spécifique à travers un combat artistique et politique.
» La pauvreté sophistiquée de la mise en scène de Robyn Orlin est au diapason de la beauté grave des chants répétitifs et polyphoniques qui racontent le quotidien, l'apartheid ou l'amour. Le Monde
» L'ambiance est extra, décontractée et les interprètes, à l'aise, à la fois puissants et souples selon les chants. Libération
Jeudi, 18 mars 2010 à 20h00
Vendredi 19 mars 2010 à 20h00
Durée 1h05 (pas d'entracte)
Adultes 20 € / Étudiants 8 €
Chorégraphie Robyn Orlin - Assistant à la chorégraphie Nhlanhla Mahlangu
Conseiller musical Boris Vukafovic - Vidéo Philippe Lainé - Lumières Robyn Orlin, assistée de Denis Hutchinson - Costumes Birgit Neppl
Avec la chorale Phuphuma Love Minus : Busani Majozi, Mlungiseleni Majozi, S'yabonga Majozi, Siyabonga Manyoni, Jabulani Mcunu, Saziso Mvelase, Mbuyiseleni Myeza, Khethayiphi Ngidi, Mbongeleni Ngidi, Mqapheleni Ngidi et Nhlanhla Mahlangu, Ann Masina, Vusumuzi Kunene, Thulani Zwane
Coproduction City Theater & Dance Group, Festival Banlieues Bleues, Théâtre de Saint Quentin en Yvelines, Scène nationale, Grand Théâtre de Luxembourg - Avec l'aide du Conseil général de Seine Saint-Denis et du Goethe Institut, Johannesburg
[en] On numerous occasions, Grand Théâtre audiences have been able to witness the provocative nature of Robyn Orlin's choreographies, notably with productions such as Dressed to kill, Killed to dress, which had its world premiere in Luxembourg in 2008. Having already explored singing in that piece, she now develops it further, taking the tradition of Isicathamiya as a starting point. Widespread across rural regions of post-apartheid South Africa, this traditional, "a cappella" zulu-style male singing resurfaces today in the cities under the form of high-profile song contests. In stark contrast to gospel, Isicathamiya illustrates the realities of everyday life of the South African people. Perfect subject for Robyn Orlin, whose fight for the recognition of a specific South African culture is at the heart of her artistic and her political commitment.
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