Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

#19 SOWETO'S FINEST

ISBHUJWA
Avec 5 danseurs

[FR] À Soweto ou dans le gigantesque bidonville d’Alexandra aux portes de Johannesburg, les danses urbaines sont très vivaces chez les jeunes, notamment le pantsula, une sorte de hip-hop, une danse très théâtrale, très démonstrative et narrative.

Mais les cinq artistes du Soweto’s Finest exécutent une danse plus récente née selon eux en réaction au pantsula: le ishbuja ou ishbujwa ou shbuja. Ils le définissent comme un style, une esthétique, avec une conscience claire de la supériorité de cette danse sur les autres. Le mot «buja» est, selon certaines sources, un emprunt au français «bourgeois». Un mot qui n’a pas pour eux l’acception péjorative que nous pouvons parfois lui donner. Il est ici une référence à une certaine élégance, «la classe» dirait-on.

Cette danse a pour caractéristique de mettre en jeu tout le corps: pas seulement les jambes, mais aussi les bras, les épaules, la tête, la nuque. Le visage est très expressif, grimaçant comme un masque traditionnel. La voix, le souffle, les sifflets, tout est vivant.

Les influences du Soweto’s Finest sont bien sûr les danses traditionnelles africaines: zoulou, tsonja, tswana. Le plus jeune des danseurs est encore lycéen, il n’a que 18 ans. Le plus âgé, Tom, a 26 ans: c’est le leader du groupe. Ils vivent dans un quartier tout au fond de Soweto, dans de petites maisons construites par leurs parents après l’apartheid. N’ayant pas de salle à eux, ils répètent dans la rue, et donnent des cours aux enfants. Ils «vivent» de leur danse grâce à des shows commerciaux. Ils ne se sont jamais produits hors de l’Afrique du Sud.

[DE] Soweto, das sind die South Western Townships im Südwesten der südafrikanischen Metropole Johannesburg. Sie waren einst das Zentrum der Proteste gegen die Apartheid. Das war lange bevor die fünf jungen Männer der Gruppe Soweto’s Finest geboren wurden. Der jüngste ist erst 18 Jahre alt, der älteste, Thomas Bongani Chauke, ist 26 und Gründer sowie Chef der Truppe. Sie bringen den Tanzstil der Straße mit. Dort haben sie ihn sich selbst beigebracht, einstudiert, ausgebaut, Choreographien entwickelt. Und dort bringen sie ihn anderen Kindern bei. Es ist eine Mischung aus traditionellen Tänzen, Michael Jackson, Hip-Hop ... ausdrucksstark, demonstrativ, erzählend, lebendig, humorvoll und nicht ohne Selbstironie. Die fünf, Sowetos Beste, sind Repräsentanten einer neuen afrikanischen (Tanz-)Generation.

[EN] Soweto’s Finest are self-taught dancers barely out of adolescence, their studio is the streets of the gigantic slum of Alexandra near Johannesburg. These young dancers merge Zulu dancing and Michael Jackson, with an African imaginary borrowed from the movies of the 21st century. Due to immediacy of globalization, this new generation of African dance was quite simply thrown forward into a different arena.

The youngest dancer is 18, choreographer Thomas Bongani Chauke is the eldest at 26; their youthfulness plays to their advantage and they dance with an unrivalled freedom and passion. They ignore traditional rules and guidelines and their choreography is their all-consuming addiction to dance; dancing to survive in a society that has abandoned them, dancing to ensure a place as a human being worthy of attention and respect. Their dance is a symptom of a society in turmoil and they dance with a passion that moves beyond the artificial boundaries of ancient and modern.

[DIS]

Chorégraphie Thomas Chauke

Avec les danseurs du Soweto’s Finest
Thomas Bongani Chauke, Monde Samson Mgcina, Mahlaba Njabulo, Mashiane Kagiso, Rapote Eugène 

Conseiller artistique Jacques Blanc
Création lumières Jérôme Tournayre
Direction technique et régie lumières Emmanuel Journoud
Régie son Sylvain Fayot

Spectacle créé dans le cadre de la Biennale de la danse de Lyon 2014

Coproduction Biennale de la danse de Lyon, Interarts Lausanne
Avec le soutien de la Maison des Arts de Créteil
Avec la participation du Centre culturel Aragon d’Oyonnax & de La Mouche-Théâtre de Saint-Genis-Laval

Une première partie d’«Isbhujwa» a été créée dans le cadre du Festival Suresnes Cité Danse 2014.

Mardi 2 FÉVRIER 2016 à 20h00 (tickets)
Mercredi 3 FÉVRIER 2016 à 20h00 (tickets)

DURÉE 1h00 (pas d'entracte)

Adultes 20 € / Jeunes 8 € / Kulturpass bienvenu

Lieu: Grand Théâtre / Studio

[TICKETS]2016-02-02 20:00:00 19776+2016-02-03 20:00:00 19777