#2 MACBETH

Giuseppe Verdi (1813-1901)
Opéra en quatre actes
Livret de Francesco Maria Piave et Andrea Maffei d’après The Tragedy of Macbeth de William Shakespeare
Créé le 14 mars 1847 au Teatro della Pergola à Florence
En italien, avec surtitres en français & allemand

[FR] Après Il trovatore, Simon Boccanegra, Un ballo in maschera et La traviata, un autre chef-d’œuvre de «l’homme-opéra»: Macbeth.

L’œuvre est une adaptation particulièrement réussie de la tragédie de Shakespeare que Verdi vénérait: «Je le lis et le relis continuellement.» Macbeth et sa femme réalisent la prédiction d’un chœur de sorcières. Ils se débarrassent successivement du roi et de tous ceux qui pourraient compromettre leur pouvoir usurpé. Jusqu’au jour de la punition, elle aussi prédite: la folie de Lady Macbeth, la mort de son mari. 

Pour un livret superbe de concision, Verdi a composé une partition toute d’expressivité, de densité et d’intensité musicale, allant jusqu’à refuser les facilités du bel canto. Sa Lady Macbeth doit avoir «la voix la plus sombre possible». L’œuvre abonde en moments extraordinaires: l’apparition des sorcières, la nuit du meurtre, les hallucinations lors du banquet, le somnambulisme de Lady Macbeth, la scène finale.

«Verdi a réalisé un arc de tension qui transcende tous les instants, toutes les situations isolées, et s’étend tout au long de la partition.» (Pier-Luigi Petrobelli)

À la mise en scène, Michael Thalheimer, un metteur en scène aux propositions souvent radicales mais toujours dans l’esprit des œuvres qu’il traite. Certains se rappelleront sa Forza del destino en 2013.

Quant à Gustavo Gimeno, à la tête de l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, il donnera toute leur pertinence et toute leur cohérence à la partition et au chant.

» Macbeth, mis en scène par Michael Thalheimer, appartient à cette catégorie de spectacles destinés à marquer les esprits, non en raison d’images choquantes – même si certaines peuvent heurter les âmes sensibles – mais par l’intelligence d’une lecture sans concession. Précipités dans un décor unique en forme de chaudron, Macbeth et sa Lady sont les ingrédients de la potion sanglante concoctée par des sorcières diaboliques. L’hémoglobine coule à flot tandis qu’aligné en cercle autour du cratère, le chœur commente horrifié les exactions du couple damné. Rien de subversif mais un travail sur le geste et les lumières – ou plutôt l’obscurité – pour traquer au plus près le drame shakespearien – et l’opéra verdien – dans ses dimensions politiques et fantastiques. forumopera.com, Christophe Rizoud

[DE] Nach Il trovatore, Simon Boccanegra, Un ballo in maschera und La traviata kommt jetzt ein weiteres Meisterwerk von Giuseppe Verdi auf die Bühne des Grand Théâtre.

Diese Bearbeitung von Shakespeares Macbeth ist sicherlich das dämonischste von Giuseppe Verdis Werken. Der Fokus liegt auf der vergänglichen Natur der Macht. Wir erleben wie eine Kette von Gewalt, Terror und Paranoia entfesselt wird, die Macbeth, Lady Macbeth und die Hexen tödlich gegeneinander ausspielt.

Verdi komponierte eine Partitur voller Ausdruckskraft, Dichte und musikalischer Intensität. Das Werk ist reich an außergewöhnlichen Momenten: Die Erscheinung der Hexen, die Nacht des Mordes, die Halluzinationen beim Bankett oder auch Lady Macbeths Schlafwandeln.

Der vielfach preisgekrönte deutsche Regisseur Michael Thalheimer nimmt sich der Inszenierung an. Viele werden sich noch an seine einfühlsame und wirkungsvolle Forza del destino erinnern. Am Dirigentenpult des Orchestre Philharmonique du Luxembourg wird Gustavo Gimeno der Partitur und dem Gesang all ihre Relevanz und Kohärenz verleihen.

» Szenisch wie musikalisch auf der Höhe. Welt, Manuel Brug

[EN] This adaptation of Shakespeare’s Macbeth is certainly the most demonic of Giuseppe Verdi’s works. The focus is on the transient nature of power. We witness how a chain of violence, terror and paranoia is unleashed, fatally pitting Macbeth, Lady Macbeth and the witches against one another.

Verdi composed an expressive, dense and musically intense score. The work is rich in extraordinary moments: the appearance of the witches, the night of the murder, the hallucinations at the banquet and Lady Macbeth’s sleepwalking.

After his memorable production of Forza del destino in 2013, award-winning German director Michael Thalheimer returns to Verdi in this latest collaboration between the Théâtres de la Ville and the Opera Ballet Vlaanderen.

Gustavo Gimeno conducts the Orchestre Philharmonique du Luxembourg and will make sure the score and the singing has all the necessary relevance and coherence.

[DIS]

Direction musicale Gustavo Gimeno
Mise en scène Michael Thalheimer
Scénographie Henrik Ahr
Costumes Michaela Barth
Lumière Stefan Bolliger
Dramaturgie Bettina Auer
Chef de chœur Jan Schweiger 

Craig Colclough, Macbeth
Katia Pellegrino, Lady Macbeth
Chia Fen Wu, Dama di Lady Macbeth
Najmiddin Mavlyanov, Macduff
Tareq Nazmi, Banco
Michael J. Scott, Malcolm
Donald Thomson, Medico, Araldo, Servo et Sicario 

Orchestre Orchestre Philharmonique du Luxembourg
Chœur Koor Opera Ballet Vlaanderen 

Production Opera Ballet Vlaanderen
Coproduction Les Théâtres de la Ville de Luxembourg & Deutsche Oper am Rhein Düsseldorf 

Représentations à Luxembourg en collaboration avec l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg

Première de cette production le 18 juin 2019 à l’Opera Ballet Vlaanderen

Vendredi 8 NOVEMBRE 2019 à 20h00 (tickets)
Dimanche 10 NOVEMBRE 2019 à 17h00 (tickets)
Mardi 12 NOVEMBRE 2019 à 20h00 (tickets)

DURÉE environ 2h40 & entracte

Introduction à l'opéra par les Amis de l'Opéra une demi-heure avant chaque représentation (en français)

Adultes 65 €, 40 €, 25 € / Jeunes 8 € / Kulturpass bienvenu

Lieu: Grand Théâtre / Grande Salle

 

[TICKETS]2019-11-08 20:00:00 27352+2019-11-10 17:00:00 27353+2019-11-12 20:00:00 27354