
Photo 1: Royaume uni, chorégraphie Angelin Preljocaj
Photo 2: with astonishment we note the dog, chorégraphie Robyn Orlin
[FR] Pionnier en son genre, le Festival Suresnes Cités Danse, «où toutes les danses ont le droit de cité», apparaît bien comme une pépinière de talents issus des danses des cités. Depuis sa création en 1993 en effet, le Festival a su donner ses lettres de noblesse au hip-hop, qui désormais a creusé son sillon et se trouve à l'affiche de nombreux théâtres.
Cependant, si le hip-hop est le roi de la fête, Suresnes Cités Danse n'exclut pas les autres styles dont se nourrit largement la danse urbaine. Susciter des rencontres artistiques inédites entre la nouvelle scène hip-hop, déjà professionnelle quant à sa virtuosité technique, son invention chorégraphique et son étayage son et lumière, et des chorégraphes talentueux et souvent confirmés, est un des fers de lance du Festival.
L'objectif étant de susciter le dialogue entre les danses hip-hop et contemporaine. Le principe du jeu est simple et complexe à la fois: un chorégraphe contemporain auditionne des danseurs hip-hop pour lesquels il va concevoir une pièce au croisement de leur art et de son savoir-faire personnel. Le respectmutuel est la règle d'or. Pour fêter en 2012 les 20 ans du Festival Suresnes Cités Danse, Olivier Meyer, son directeur artistique, a proposé à Robyn Orlin et Angelin Preljocaj d'imaginer deux nouvelles pièces chorégraphiques. Robyn Orlin n'est plus à présenter et Angelin Preljocaj a fait une entrée remarquée au Grand Théâtre en octobre 2010. Pour la première fois de leur brillante carrière, ces deux artistes, dont le talent est internationalement reconnu, se sont engagés, avec enthousiasme et générosité, dans cette nouvelle aventure artistique et humaine, après avoir sélectionné un groupe de danseurs hip-hop. Une rencontre au sommet qui promet de grands moments de danse.
With astonishment we note the dog, part 3 / remix
Robyn Orlin
La rencontre entre l'univers sensible et militant de la Sud-Africaine Robyn Orlin et sept jeunes danseurs de hip-hop ne pouvait être qu'explosive. Comme à son habitude, Robyn Orlin prend un malin plaisir à détourner les codes chorégraphiques, à refuser les impératifs de virtuosité ou de technicité souvent attachés à la danse pour explorer les frontières de la performance, tout en s'efforçant de canaliser l'énergie du hip-hop et sa charge politique. La pièce prend pour motif central un animal, le chien, et s'intéresse à la manière dont il sert souvent de miroir à l'homme. L'animal est tantôt perçu comme un symbole d'humanité par ses nobles qualités, tantôt comme son exact contraire - emblème de violence, de pauvreté ou de servilité. Cette ambivalence sert de point de départ à la pièce, et il n'est pas étonnant que le hip-hop s'y accorde si bien, tant cette culture populaire a longtemps été souterraine et minorée, aux prises aujourd'hui avec une reconnaissance croissante. Les relations entre animaux fonctionnent aussi comme une métaphore des rapports humains de compétition et de domination, qui font écho à la pratique des battles dans la culture hip-hop. Ces dynamiques nourrissent le travail des danseurs, sur un mode souvent ironique, mais jamais dénué de gravité. Robyn Orlin manie ces effets de sens avec légèreté, et joue avec les codes et les symboles avec une apparente dérision, qui dévoile progressivement la complexité, et parfois la cruauté, des situations. La scénographie intègre des accessoires prosaïques, souvent «pauvres» - textiles flashy, sacs en papier kraft, jouets made in China - pour explorer ces rapports de force avec une feinte trivialité. Les danseurs y prêtent leur talent et leur énergie, en recherchant une voie entre virtuosité et quotidienneté, prosaïsme et appel à l'imaginaire, et intègrent le public dans un jeu de miroir entre l'homme et l'animal.
» Le Grand Théâtre a vécu… l'un des temps forts de sa saison chorégraphique. Pour la première fois, il accueillait l'un des chorégraphes les plus exigeants et inspirés de la danse française,Angelin Preljocaj… Il y a chez Angelin Preljocaj l'exigence technique assortie de sophistication technique que l'on trouve chez le fondateur du Nederlands Dans Theater, Jiri Kylián. Cela nous vaut des visions époustouflantes… Luxemburger Wort à propos de Suivront mille ans de calme
» Le rythme infernal et la cadence très soutenue des changements de scènes alternativement d'ensembles ou plus intimistes happent le public. D'Lëtzebuerger Land à propos de Suivront mille ans de calme
WITH ASTONISHMENT WE NOTE THE DOG... PART 3 / REMIX..
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Vendredi 17 FÉVRIER 2012 à 20h00 (tickets)
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